1932
– Psyché (n° d’octobre) publie un article de M. Gabriel Huan intitulé Orient et Occident ou le conflit des métaphysiques (ce pluriel est admirable) : d’un résumé fort confus de quelques-unes des idées exposées dans nos ouvrages, et aussi dans ceux de Matgioi, l’auteur prétend tirer des conclusions diamétralement opposées à ce que nous affirmons nous-même (sans doute pense-t-il savoir mieux que nous ce que nous avons voulu dire), et cela pour arriver à trouver une soi-disant contradiction entre les doctrines orientales et le Christianisme ; il est à peine besoin de dire qu’il se fait de ce dernier la conception la plus exotérique et la plus sentimentale qu’on puisse imaginer.
– Dans Psyché (n° de février), M. A. Savoret (qui soit dit en passant, ignore totalement le sens du mot « récipiendaire ») intitule Délivrance ou salvation ? un article où il poursuit la tâche précédemment entreprise par son collègue M. G. Huan, et qui consiste à chercher de prétendues oppositions entre le Christianisme et les doctrines orientales ; et, naturellement, c’est encore à nous qu’il en a plus particulièrement. Ce qui ressort surtout de cet article, c’est que ses « yeux d’Occidental » comme il dit lui-même, sont tout à fait incapables de discerner les choses dont il veut parler, à tel point qu’il ne s’est même pas aperçu que la « salvation » (qui en français s’appelle le « salut ») a aussi sa place dans les doctrines orientales, comme correspondant à un état encore « humain », qui n’a absolument rien à voir avec la « Délivrance ». Ce serait donc perdre notre temps que de nous y arrêter davantage ; mais nous noterons, dans les comptes rendus figurant à la fin du même numéro, les éloges significatifs décernés à certain livre…
regrettable, et qui nous fournissent une nouvelle indication intéressante sur les ramifications plus ou moins souterraines de l’actuelle campagne « anti-orientale ».
– Nous n’avons jamais relevé jusqu’ici les attaques, d’un ton parfois assez inconvenant, lancées contre nous par le P. E.-B. Allo, d’abord dans divers articles de la Revue des Jeunes, puis plus récemment dans un livre intitulé Plaies d’Europe et baumes du Gange ; mais voici que le même polémiste vient de faire paraître, dans la Vie Spirituelle (n° du 1er février), un factum de 35 pages intitulé Le sens de la Croix chez les ésotéristes, qui a la prétention d’être une réponse à notre Symbolisme de la Croix. Nous n’avons ni le temps ni le goût de répondre à notre tour à de vaines discutailleries philosophiques ; le terrain sur lequel nous nous plaçons est tout autre, et nous n’avons pas de concessions à faire aux points de vue « profanes ». Du reste, à quoi bon chercher à faire entendre raison à quelqu’un qui s’obstine à parler de « panthéisme » et de « quiétisme » après tout ce que nous avons dit contre les doctrines que ces vocables désignent légitimement, qui prend l’adwaita-vâda pour du « monisme », et qui se montre incapable de comprendre la distinction fondamentale du « Soi » et du « moi » ? Et n’avoue-t-il pas lui-même cette incompréhension, de façon tout à fait explicite, en déclarant que certaines conceptions sont « insaisissables pour son intelligence profane » ? Il semble d’ailleurs croire que nous écrivons en nous ne savons quel jargon, puisque, quand nous disons « forme », il traduit par « âme », ce qui n’a pas le moindre rapport ; il nous attribue à la fois une Weltanschauung (qu’est-ce que cela veut dire ?), des vues « mystiques » qui nous sont totalement étrangères (il est vrai qu’il parle de « mystique d’initié », ce qui est une contradiction dans les termes), une « négation du surnaturel » alors que, au contraire, rien d’autre ne compte pour nous en réalité (et n’avons-nous pas suffisamment expliqué ce que veut dire étymologiquement le mot « métaphysique » ?) ; il qualifie de « magiques »
les extensions de l’être humain dont nous avons parlé alors que nous avons répété tant de fois combien la magie était pour nous chose négligeable (et le plus curieux est qu’il ne paraît pas se douter que lesdites extensions comprennent notamment l’« immortalité » entendue au sens religieux) ; il affecte de nous appliquer à plusieurs reprises l’étiquette de « spiritualiste », après que nous avons pris la peine d’expliquer que spiritualisme et matérialisme étaient à nos yeux choses parfaitement équivalentes… et également nulles ; comment s’y reconnaître au milieu de tout ce gâchis ? Quoi qu’il en soit, il lui arrive, quant à lui, de raisonner comme le plus épais matérialiste, par exemple à propos des idées mathématiques, auxquelles il attribue une origine purement empirique (il semble confondre les mathématiques pures avec leur application physique et les figures géométriques avec des dessins) ; et qu’il regarde comme une simple « création de l’esprit humain » (quels pouvoirs extraordinaires attribuent parfois à celui-ci ces prêcheurs d’« humilité » !) ; et il nous reproche de n’avoir pas employé de préférence des « symboles biologiques » ! D’abord, le symbolisme mathématique existe traditionnellement, et nous n’avons pas à inventer ni à innover, mais à exposer ce qui est ; ensuite, ce symbolisme se réfère, quoi qu’on en dise, à un ordre de réalité plus élevé que celui qui constitue le monde sensible, et tout aussi indépendant de notre fantaisie ; enfin, quand des symboles sont empruntés à l’ordre sensible, ce qui arrive aussi, ils n’ont en tout cas rien à voir avec les théories de la science moderne et profane, dont nous n’avons pas à nous préoccuper. Ce qui est curieux aussi, à propos de « symboles biologiques », c’est de voir présenter comme une objection contre nous le fait que « jamais un être développé ne rentre dans son germe » ; or il se trouve que nous avons nous-même indiqué dans L’Erreur spirite, ce fait comme une analogie pouvant aider à faire comprendre l’impossibilité de la réincarnation ; mais notre contradicteur ne va-t-il pas jusqu’à confondre « transmigration »
avec « métempsychose » ? On devrait bien s’abstenir de parler de ce qu’on ignore ; on s’éviterait ainsi, par exemple, le ridicule de prendre le nirukta pour de l’étymologie (et que nous importent les « lois de la sémantique » et autres inventions des philologues profanes, qui n’eurent jamais le moindre soupçon de ce que peut être une « langue sacrée » ?), ou de voir une fantaisie gratuite dans la formation de la croix par la réunion des deux lettres arabes alif et be, chose si élémentaire et si généralement connue qu’elle s’enseigne couramment aux petits enfants dans les katâtîb… Mais notre polémiste parle ici de « rapports fortuits », ce qui prouve, hélas ! qu’il croit au hasard ; et n’est-ce pas là encore une autre façon de manifester inconsciemment son ignorance ? Il est, par ailleurs, fortement imbu des préjugés du scientisme évolutionniste, dont il ressasse, en bon « historien des religions », les habituels lieux communs sur les « peuples-enfants », les « croyances primitives », les « systèmes naïfs sortis d’imaginations puériles », les « mythes explicatifs enfantins qui personnifiaient les agents naturels » (c’est ainsi qu’Auguste Comte interprétait la théologie), et autres sornettes de même qualité ; et, en ce qui concerne la « Tradition primordiale », il va jusqu’à l’appeler « cette espèce de révélation que l’humanité aurait reçue je ne sais d’où aux origines », ce qui, de la part d’un religieux catholique, est vraiment un peu fort : n’aurait-il jamais entendu parler du Paradis terrestre ? Et puisqu’il semble, avec son épouvantail du « panthéisme », vouloir jeter la suspicion sur le caractère de cette « Tradition primordiale », nous lui dirons, nous, qu’elle constitue en réalité le « monothéisme » le plus transcendant et le plus absolu ! Quant à ce qu’il dit au sujet des sens supérieurs contenus dans la Bible et dans l’Évangile (ils y sont et nous n’y pouvons rien), mais que son parti pris d’« exotérisme » exclusif se refuse à voir, le fait qu’ils ne sont point en opposition avec le sens littéral et historique paraît le gêner tout particulièrement ; au surplus, toute son argumentation sur ce point pourrait assez exactement se résumer en ces termes : ce qui distingue essentiellement le Christianisme de toute autre doctrine, c’est qu’il ne signifie et ne doit rien signifier ; c’est là une assertion que nous lui laisserons pour compte, car nous en avons, pour notre part, une meilleure opinion… Mais en voilà assez là-dessus ; nous ajouterons seulement, pour que nul ne s’y méprenne, que nous n’avons jamais entendu « donner une conviction » à qui que ce soit, étant résolument opposé à tout prosélytisme, et que, d’autre part, n’ayant rien à voir avec un enseignement occidental quelconque, nous n’avons nullement été « éduqué » dans des « cercles » de pseudo-ésotéristes que nous avons toujours jugés avec la plus implacable sévérité, et qui ne sont à nos yeux que de vulgaires « profanes » ; mais nos adversaires auront-ils jamais assez de bonne foi pour tenir compte de ces observations ? – Au début de ce long article, si parfaitement nul à notre point de vue, il est pourtant une phrase qui, à elle seule, a pour nous beaucoup plus d’intérêt que tout le reste, car elle nous a permis d’établir un rapprochement vraiment extraordinaire. Le P. Allo écrit textuellement ceci : « Le lecteur le moins averti doit se douter, en voyant la vignette de la couverture qui représente Ganeça, le dieu hindou à tête d’éléphant, et en s’apercevant que l’ouvrage est dédié à la mémoire d’un savant musulman et daté des années de l’hégire, qu’il y trouvera bien autre chose que de la spiritualité chrétienne. » Et M. paul le cour, dans l’article cité plus haut : « En fait, il est singulier qu’un ouvrage sur la croix porte sur sa couverture l’image du dieu Ganeça à tête d’éléphant…, puis de lire une dédicace à un cheik (sic) arabe disciple du croissant (?!), de le voir daté d’une année de l’Egire (resic) et de lire qu’il fait suite à un ouvrage sur le Vêdânta ; il n’y a rien de chrétien dans tout cela ». Comme ces gens se rencontrent ! La concordance va même un peu trop loin, et nous serions tenté de demander tout simplement : lequel des deux a copié l’autre ? À moins pourtant, étant donné la simultanéité de leurs articles, que quelque « autre » ne leur ait dicté à tous deux cette même phrase… sensationnelle !
– Atlantis consacre la plus grande partie de son numéro de juillet-août à l’Humanisme ; rien de bien sensationnel mais nous constatons là une fois de plus combien les sens qu’on attribue à ce mot s’écartent souvent de celui qui lui appartient en propre, et que sa dérivation même fait pourtant apparaître avec une parfaite évidence. – M. paul le cour s’avise d’écrire, à propos de notre article sur Hermès, que nous ne nous étions « jamais occupé jusqu’ici de rapprochements verbaux », alors qu’il s’en rencontre en abondance dans presque tous nos livres ! Il ne nous est d’ailleurs jamais venu à l’idée de revendiquer la propriété de ceux que nous indiquons, pour la simple raison que nous les savons vrais, et que seules l’erreur ou la fantaisie peuvent appartenir en propre aux individus. Que M. paul le cour prenne un brevet pour un rapprochement comme celui de Sibylle et de Cybèle (comme si les lettres s et k avaient jamais pu être équivalentes !), ou pour son Iberborée et autres « berbérismes », rien de mieux ; mais une réelle communauté de racine entre deux mots peut être constatée par quiconque veut en prendre la peine ; et, sérieusement, se croit-il donc l’inventeur du nom de Quetzalcohuatl, que nous ne voyons vraiment pas moyen, avec la meilleure volonté du monde, de traduire autrement que par « oiseau-serpent » ? Quant à la question de l’hermétisme, sur laquelle il revient encore, il croit pouvoir nous objecter (en confondant d’ailleurs « trinité » avec « ternaire ») qu’« une idée métaphysique est à sa base » ; nous supposons qu’il a voulu dire « à son principe » ; or nous avons dit et redit en toute occasion que tel était précisément le caractère essentiel de toute science traditionnelle, de quelque ordre qu’elle soit, cosmologique ou autre. Ainsi, nous avons là, en quelques lignes, deux preuves d’une chose que nous soupçonnions déjà depuis longtemps : c’est que M. paul le cour, qui se mêle si volontiers de parler de nos travaux, ne les a jamais lus ; qu’il veuille donc bien commencer par réparer cette regrettable négligence, mais, surtout, en lisant « comme tout le monde », et non pas à la façon, vraiment trop « personnelle », dont il déchiffre certaines inscriptions !
– Les Études (n° du 20 juillet) contiennent un article du P. Lucien Roure intitulé : Le secret de l’Orient et René Guénon ; cet article est du même ordre que celui du P. Allo dont nous avons eu à parler il y a quelques mois, en ce sens que son but principal paraît être de nier l’existence de tout ésotérisme. La négation, ici, est seulement un peu moins « massive » ; ainsi, le P. Roure veut bien admettre qu’il y ait un certain symbolisme, mais à la condition qu’on n’y voie qu’un sens fort plat et terre à terre ; pourquoi faut-il que, ayant « lu l’Évangile », comme il dit, et même fait plus que de le lire, aussi bien que les autres Livres sacrés, nous y ayons trouvé tout autre chose que les banalités morales et sociales qu’on est convenu d’y voir communément, et qui seraient bien loin de nécessiter une inspiration divine ? Et que devons-nous penser de la singulière attitude de ceux qui, voulant se poser en défenseurs du Christianisme, ne savent que faire pour le rapetisser et pour le réduire à des proportions qui n’ont rien de transcendant ni de surhumain ? Notons encore une autre inconséquence non moins bizarre : on prétend nous opposer les assertions des « critiques » orientalistes : « les Écritures védiques forment une collection tardivement compilée, les morceaux dénotent une évolution certaine des croyances et des pratiques », et ainsi de suite ; oublie-t-on donc ce que les confrères de ces « critiques », usant exactement des mêmes méthodes soi-disant « scientifiques », ont fait de la Bible et de l’Évangile ? Quant à nous, nous n’admettons pas plus dans un cas que dans l’autre les conclusions de cette pseudo-science, où nous ne voyons que pures sornettes, et c’est là la seule attitude qui soit logique ; ce n’est pas en aidant à démolir la tradition chez les autres qu’on peut espérer la maintenir chez soi ! Au surplus, le procédé du P. Roure est d’une rare simplicité : il n’a jamais entendu parler du symbolisme de Janus, donc celui-ci n’est que « fantaisie pure » ; le sens profond de certains rapprochements de mots lui échappe, donc ils ne sont que « prestidigitation verbale » ; il ne comprend rien à ce que nous avons écrit sur le symbolisme de l’Arche, et il s’empresse de se déclarer « déçu » ; les égyptologues n’attribuent à la « croix ansée » aucune « valeur mystérieuse », donc elle ne doit pas en avoir ; l’histoire officielle ne reconnaît aux législateurs primordiaux qu’un rôle « public », donc « leur rôle n’a rien de secret » ; il ne connaît que peu de représentations antiques de la croix, donc elle « occupe une place peu importante » et n’apparaît sans doute qu’« à titre d’ornement secondaire » ; dès lors que le mot « croix » ne figure pas expressément dans certains textes, ce dont il est question n’est pas le symbolisme de la croix, etc. Nous prenons des exemples au hasard, et nous nous en voudrions d’insister sur ces enfantillages ; pourtant, il nous faut encore citer une phrase, vraiment admirable de « modernisme », à propos des Rois-Mages : « de nos jours, on s’accorde à y voir plus simplement des sages ou des personnages appliqués à l’étude des sciences » ; sans doute quelque chose comme des professeurs de la Sorbonne ou des membres de l’Institut ! D’autre part, si nous n’avons pas indiqué telles ou telles choses dans nos ouvrages, c’est que cela n’avait rien à voir avec le but que nous nous proposons, et qui n’est pas de satisfaire des curiosités d’archéologues ; nous avons mieux à faire, et nous n’avons pas trop de consacrer tout notre temps à des « réalités » autrement sérieuses et importantes ; mais, malheureusement, nous doutons que le P. Roure puisse le comprendre, en voyant la façon dont il parle à notre propos d’« érudition », qui est bien la chose du monde dont nous nous moquons le plus ; et voudra-t-il même nous croire si nous lui disons que nous n’avons de notre vie pénétré dans une bibliothèque publique et que nous n’en avons jamais éprouvé la moindre envie ? Nous espérons pourtant qu’il nous fera l’honneur d’admettre qu’aucune tradition n’est « venue à notre connaissance » par des « écrivains », surtout occidentaux et modernes, ce qui serait plutôt dérisoire ; leurs ouvrages ont pu seulement nous fournir une occasion commode de l’exposer, ce qui est tout différent, et cela parce que nous n’avons point à informer le public de nos véritables « sources », et que d’ailleurs celles-ci ne comportent point de « références » ; mais, encore une fois, notre contradicteur est-il bien capable de comprendre que, en tout cela, il s’agit essentiellement pour nous de connaissances qui ne se trouvent point dans les livres1 ? Nous avons le regret de le lui dire en toute franchise : il nous paraît aussi peu apte que possible à ouvrir jamais le moindre arcane, fût-ce parmi ceux que sa propre religion présente en vain aux « exotéristes » exclusifs qui, comme lui, ont « des yeux et ne voient point, des oreilles et n’entendent point »… Nous ajouterons encore une dernière remarque : parce que les occultistes, ces contrefacteurs de l’ésotérisme, se sont emparés de certaines choses qui nous appartiennent légitimement, en les déformant d’ailleurs presque toujours, devons-nous les leur abandonner et nous abstenir d’en parler, sous peine de nous voir qualifier nous-même d’« occultiste » ? C’est exactement comme si l’on traitait de voleur celui qui reprend possession du bien qui lui a été dérobé, ce qui est vraiment un comble ; et, s’il arrive au P. Roure d’exposer un point de dogme catholique que le protestantisme se trouve avoir conservé, serons-nous fondé pour cela à le qualifier de « protestant » ? L’insistance déplaisante, pour ne pas dire plus, avec laquelle il répète ce mot d’« occultiste », contre lequel notre œuvre tout entière proteste hautement, sans même parler de nos déclarations explicites et réitérées, nous donne fort à craindre qu’il n’y ait là, comme dans tant d’autres attaques dirigées contre nous, une application de la maxime trop fameuse : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! »
- 1. Puisque le P. Roure parait avoir le souci de la « documentation » exacte, nous lui signalons deux erreurs que nous avons relevées dans son article : les ouvrages de Saint-Yves d’Alveydre (né en 1842, mort en 1909) datent du XIXe siècle et non du XXe, notre étude sur Le Roi du Monde a paru en 1927 et non en 1930. ↑
1932 г.
(перевод на русский язык отсутствует)