Le Caire, 31 décembre 1949
Cher Monsieur,
Je viens de recevoir votre lettre du 20 décembre, copie de celle du 19 novembre ; celle-ci m’est bien parvenue en son temps, contrairement à ce que vous craigniez, et j’y ai répondu le 26 novembre. J’ai d’ailleurs eu encore à constater en ces derniers temps, moi aussi, que bien des choses se perdaient en route ; il y a même eu, au début d’octobre, tout un courrier qui a disparu, vraisemblablement du fait d’un accident d’avion. Qu’on qu’il en soit, je veux croire que vous avez maintenant ma lettre ; je vous disais que vous aviez très bien fait de traduire ainsi pour « Kalyan » un chapitre de la « Crise du Monde moderne », d’autant plus qu’il n’y avait évidemment pas assez de temps pour envisager une autre solution. En même temps, je vous adressais aussi mes remerciements pour l’envoi de votre livre sur le Yoga, et je vous les renouvelle encore pour le cas où cette lettre se serait égarée ; je ne me souviens pas qu’il y ait eu autre chose de particulièrement important.
Mes meilleurs vœux, avec mes bien cordiaux sentiments.
René Guénon
Каир, 31 декабря 1949 г.
(перевод на русский язык отсутствует)