Le Caire, 20 avril 1950
Cher Monsieur,
Je m’excuse d’être quelque peu en retard pour vous remercier de l’envoi de « Kalyâna », qui m’est bien parvenu il y a déjà quelque temps ; comme vous m’aviez parlé simplement d’un n° spécial de revue, j’étais loin de me douter que cela formait un recueil aussi volumineux ! Je n’ai pu jusqu’ici que parcourir tout cela, mais naturellement j’ai vu « idyâ aur vijnâna » ; votre traduction me paraît très bien, autant que je puis en juger, et j’ai à vous renouveler mes remerciements pour cela aussi. – N’avez-vous encore pu rien savoir de plus précis sur les projets d’édition de M. Poddar ?
En ce moment, je suis continuellement pris par toute sorte de choses pressées et dont il faut que je m’occupe à mesure qu’elles me parviennent : épreuves à corriger pour les rééditions de mes livres, traductions italiennes à revoir, etc. ; avec tout cela et ma correspondance, je n’ai malheureusement que bien peu de temps pour lire ou pour faire autre chose…
J’ai bien toujours l’intention de faire un compte rendu de votre « Yoga », mais il faut que je m’excuse aussi si je dois vous le faire attendre plus que je ne l’avais voulu ; vous avez dû voir qu’il y en avait bien peu dans les derniers numéros des « E.T. » ; presque tous ceux que j’avais envoyés ont été ajournés faute de place, de sorte que maintenant il va falloir que j’attende au moins deux nos pour en préparer d’autres.
Hier, j’ai reçu les deux grands volumes de « The Hindu Temple », avec les très belles photographies de votre ami R. Burnier, qui sont du reste tout ce que j’ai pu en voir pour le moment ; je me demande si c’est lui qui me les a fait envoyer ou si c’est Mrs. Kramrisch, avec qui j’ai été en relations autrefois, mais dont je n’ai plus eu de nouvelles depuis fort longtemps. Il m’est impossible de savoir ce qu’il en est au juste, car l’envoi ne portait pas d’autre indication d’origine que celle, tout à fait « impersonnelle », de l’Université de Calcutta ; ainsi, dans le doute et pour ne pas risquer de commettre une impolitesse, pourrais-je vous prier de vouloir bien, lorsque vous en aurez l’occasion, exprimer de ma part mes remerciements à l’un et à l’autre des deux auteurs ?
Croyez, je vous prie, cher Monsieur, à mes bien cordiaux sentiments.
René Guénon
Каир, 20 апреля 1950 г.
(перевод на русский язык отсутствует)