Le Caire, 23 mars 1939
Cher Monsieur,
Je viens de recevoir un paquet contenant le livre de Lacombe et l’“Église jaune”. Il y a déjà une quinzaine de jours environ, j’en ai reçu un de Maisonneuve dans lequel se trouvaient les deux volumes d’Evans-Wentz. Clavelle m’a expliqué que c’est à vous également que je dois cet envoi ; je vous remercie bien vivement pour le tout !
Clavelle m’a dit aussi que, quand il vous a vu à Paris, vous veniez malheureusement d’être assez fatigué ; je veux croire pourtant qu’il n’y paraît plus maintenant, et j’espère avoir bientôt de meilleures nouvelles de vous.
Sidi Aïssa m’a écrit qu’il se proposait de faire ces temps-ci un voyage à Londres, Bruxelles, Amiens et Paris ; je pense donc que vous ne tarderez sans doute pas beaucoup à le voir.
J’ai été bien stupéfait, ces jours derniers, de recevoir une lettre de Chabot, datée de Nîmes, mais donnant son adresse à S t
G. des F. ; il était sorti de la clinique depuis quelques jours seulement, et “non encore complètement remis”, ce qui d’ailleurs ne se voit que trop à l’écriture et à la rédaction de sa lettre ! Il ne dit pas grand’chose, mais ce qui m’inquiète fort, c’est qu’il manifeste l’intention de revenir ici ; je me demande ce qui pourrait bien arriver cette fois, surtout dans l’état où il est encore (et, d’après ce qu’on a entendu dire en Suisse, il semble que son cas soit considéré comme presque incurable, de sorte que, même s’il y a amélioration, ce peut n’être que plus ou moins passager) ; que serait-il bien possible de faire pour l’empêcher de réaliser ce projet ?…
Bien cordialement à vous.
Каир, 17 апреля 1940 г.
(перевод на русский язык отсутствует)