Le Caire, 2 juillet 1934
Cher Monsieur,
J’ai reçu votre article mercredi dernier, puis votre lettre avant-hier. Pour ce qui est de l’article, je comprends très bien qu’il vous était impossible d’aborder le fond ; en somme, je n’y trouve rien à redire, et, quoique je n’aie pas une idée très exacte du public auquel il s’adresse, je pense qu’il est très propre à l’inciter à lire mes ouvrages, ce qui est le but visé. Quant au résultat, il est bien certain qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’il apparaisse d’une façon immédiate, surtout, comme vous le dites, à cette époque de l’année ; mais cela peut venir peu à peu… – Préau, dans sa dernière lettre, me parle de l’exposition ; d’après ce qu’il m’en dit, je vois que cela devait se présenter très bien. – Pour l’article plus important, je crois que vous avez raison de ne pas vous arrêter d’avance à une revue déterminée ; vous verrez cela au moment voulu.
Je suis fort heureux de votre future collaboration au « Voile d’Isis » ; Préau et Clavelle aussi se félicitent vivement que vous ayez bien voulu y consentir.
Quand j’ai pris connaissance de votre lettre, le directeur d’« El-Maarifah » était justement avec moi, si bien que j’ai pu faire votre commission immédiatement ; il en a pris note, et j’espère qu’il n’oubliera pas ; du reste, je le lui rappellerai au besoin. L’envoi vous sera fait contre remboursement, car, actuellement, il n’y a pas de service de mandats internationaux entre la France et l’Égypte. – Certainement, Schuon pourra facilement trouver mes articles ; je ne sais pas s’il les a déjà vus.
Pour « Atanôr » et « Ignis », voici l’adresse du directeur, du moins l’adresse la plus récente que j’aie : D r
Arturo Reghini, 5, Vicolo dei Serpenti, Roma. Seulement, comme je n’ai pas eu de nouvelles depuis assez longtemps, je ne sais pas si elle est encore valable ; vous pouvez toujours essayer d’écrire, et, si vous n’avez pas de réponse d’ici quelque temps, je tâcherai de m’informer.
J’ai reçu ces jours derniers une lettre de M. de Frémond, qui me parle de votre correspondance au sujet de la F. A. À ce sujet, je ne sais pas s’il y a quelque chose d’antérieur à l’année 1911 ; en tout cas, ce serait peu important. Les « lettres d’un gnostique… », etc., ne sont pas de moi, non plus que les documents sur la S. T. ; le Swâmi Narad Mani a d’ailleurs existé, car je l’ai connu, mais je pense que, dans la circonstance, il n’a fait que donner sa signature ; en tout cas, je ne suis pour rien là-dedans. Quant aux documents sur la Maç∴ et les sociétés secrètes parus en 1912, je ne me rappelle plus ce que c’est ni s’il y a quelque chose de moi là-dedans ; voudriez-vous m’indiquer plus précisément ce que cela contient ? Ce qui est de moi, par contre, et que je ne trouve pas dans votre liste, c’est toute la série des notices sur les sociétés secrètes anglaises et américaines. Il me semble qu’il y a aussi d’autres choses sur l’Inde, en dehors de l’article concernant le Brahma-Samâj et l’Arya-Samâj (notamment un article sur l’« Indian Academy of Sciences »). Ce que vous avez noté pour 1913 et 1914 m’appartient bien, mais il doit encore y avoir en outre une certaine quantité d’autres petites choses, notamment sur le Théosophisme. Je me souviens d’un article sur le symbolisme du sceau de la S. (?) et d’un autre sur H. P. B. et la Maç∴ ; il y a aussi un article sur Napoléon signé A. C. de la R., mais dont une assez grande partie est de moi. – Je pense que vous avez le double de votre liste ; je préfère la garder tout au moins pour le moment, pour m’y reporter au besoin. – Il doit aussi y avoir dès 1911 un article sur le Régime Rectifié, puis après l’article sur Dante. Si je repense à autre chose, je vous le dirai une prochaine fois
Merci encore, cher Monsieur, et veuillez croire à mes sentiments les meilleurs.
René Guénon
Каир, 2 июля 1934 г.
(перевод на русский язык отсутствует)