Le Caire, 25 mars 1935
Cher Monsieur,
Je suis content de savoir que vous avez enfin reçu le nº d’« El-Maarifah » ; cela a été vraiment bien long !
La traduction qu’on vous a donnée des titres est en effet passablement fantaisiste, comme vous l’avez pensé. – Voici la traduction exacte :
1º « Connais-toi toi-même » étude philosophique-soufique. (Je ne peux pas traduire le sous-titre en meilleur français ; il n’y a en arabe aucun mot qui ait le sens de « mystique ».)
2º Influence de la civilisation islamique en Occident.
3º Le spiritisme (littéralement « spiritualisme moderne », comme en anglais) et ses erreurs.
4º Le spiritisme moderne, réponse à une réponse.
5º Les influences errantes.
Clavelle m’écrit qu’il a maintenant tous les articles pour le « Voile » d’avril, y compris les 3 vôtres ; je vois que vous avez vraiment beaucoup travaillé, pour ce nº ; je vous en parlerai très volontiers quand j’aurai vu cela.
M. Préau est encore en Allemagne, mais doit rentrer vers la fin du mois ; vous le verrez donc sous doute bientôt.
M. Charbonneau me dit vous avoir revu récemment et vous avoir communiqué mes dernières lettres ; vous avez pu ainsi être mis au courant d’un certain nombre de choses dont il est bon d’être informé, ne serait-ce que pour se tenir sur ses gardes ; il y a en ce moment une singulière recrudescence d’histoires de ce genre…
M. de Frémond se préoccupe beaucoup de savoir quels ont pu être les résultats de ce que vous avez bien voulu faire pour la diffusion de mes livres ; je crois qu’il est bien difficile d’avoir là-dessus des données précises ; en avez-vous eu quelques échos, soit du côté de la Cité Universitaire, soit autrement ?
Croyez toujours, je vous prie, cher Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.
René Guénon
Каир, 25 марта 1935 г.
(перевод на русский язык отсутствует)