Le Caire, 12 novembre 1950
[...] Clavelle m’a dit aussi avoir correspondu avec vous en ces derniers temps ; je suis très curieux de savoir ce que vous aurez pu constater en ce qui concerne la G∴ L∴ de Sao Paulo et les tendances qui existent dans ce milieu ; il serait à souhaiter quelles soient favorables, mais, bien entendu je ne sais pas du tout ce qu’il peut en être.
[...] J’ai su qu’au Brésil, il y a encore trente ou quarante ans, certains ne se préoccupaient guère en fait de la question de l’excommunication, et qu’il y avait même des prêtres appartenant à la Maç∴, comme il en était en France au XVIIIe siècle ; mais j’ignore si on est plus stricte actuellement... – Pour le Paraclet, je vous ai dit dans ma dernière lettre ce qu’il en est, de sorte que je n’y reviendrai pas longuement ; évidemment sa « fermeture » presque complète est due à un ensemble de circonstances qui ne sont la faute de personne. [...] Quant à la Tarîqah on a vu dernièrement la constitution à Paris d’une nouvelle branche indépendante.
[...] Je n’ai jamais prétendu à être « maître » ou « chef » de quoi que ce soit, et je m’estime d’ailleurs fort heureux de ne pas m’y être trouvé forcé par des circonstances quelconques, car je connais guère de pire calamité pour quelqu’un que d’avoir des disciples ! – Pour le rattachement à plusieurs organisations, à la condition qu’il n’y ait pas d’incompatibilité entre elles (car cela peut aussi arriver dans certains cas), il me semble qu’on pourrait y appliquer un proverbe qui dit : « Deux sûretés valent mieux qu’une », parce que surtout au milieu de la confusion actuelle, quelqu’un peut très bien ne pas savoir exactement à l’avance de quel côté il lui sera possible d’obtenir les meilleurs résultats.
Les circonstances sont certainement de moins en moins rassurantes, et toutes vos réflexions à ce sujet ne sont que trop justes ; à vrai dire, je ne crois même pas qu’il soit nécessaire qu’une nouvelle guerre éclate pour que la situation en Europe finisse par devenir tout à fait intolérable.
[...] Pour ce qui est de cette influence nocive dans l’hémisphère Sud, c’est moi qui en avais parlé à la Comtesse Humnika, car j’ai connu des cas de personnes qui s’en sont ressenties d’une façon très nette ; il est bien entendu qu’il s’agit de personnes nées dans l’hémisphère Nord. Il est possible que cela soit lié d’une certaine façon à la direction des courants du magnétisme terrestre, ou à quelques autres conditions qui se trouvent en quelque sorte « inversées » entre les deux hémisphères ; tout le monde n’y est sans doute pas également sensible, mais il y a des gens qui ne peuvent pas s’y acclimater. [...]
Каир, 12 ноября 1950 г.
(перевод на русский язык отсутствует)