Le Caire, 23 novembre 1950
[...] Il est malheureusement certain que, la situation de Clavelle est très difficile, et, s’il devait être obligé finalement, pour en sortir, d’accepter un emploi qui ne lui laisserait plus aucun temps pour s’occuper des « Études Traditionnelles », ainsi que toutes les autres activités qui sont plus ou moins directement liées à celle-là, je ne vois vraiment pas qui pourrait le remplacer... Vous ne me dites pas si vous avez pu prendre contact avec la G∴ L∴ de Sao-Paulo comme vous en aviez l’intention ; je serais très intéressé de savoir ce qu’il en est et, dans le cas affirmatif, quelle impression vous avez eu de ce milieu.
Il est fâcheux qu’il y ait eu ce changement chez Martins et qu’il s’occupe maintenant ainsi de beaucoup d’autres choses que de ses éditions ; il faut cependant espérer, d’après ce que vous dites, qu’il va accepter de publier « Da Unidade ». On pourrait en effet profiter de cette occasion pour faire quelque publicité pour « A Crise » ; le compte rendu dont vous parlez est très bien et vous pourrez certainement vous en servir.
Le « Règne de la quantité » n’a pas été traduit en espagnol ; la traduction italienne est en train (ainsi qu’une traduction anglaise), mais elle n’est pas encore terminée ; si elle peut l’être en temps utile, je ne manquerai pas de demander qu’on vous l’envoie. – Je viens de recevoir la traduction allemande de la « Crise », enfin paru après bien des difficultés et des retards ; cette traduction était déjà prête avant la guerre !
Merci de vos bons vœux pour mon anniversaire, votre lettre m’est parvenue peu de jours après.
Croyez, je vous prie, cher Monsieur, à mes bien cordiaux sentiments.
René Guénon
Каир, 23 ноября 1950 г.
(перевод на русский язык отсутствует)