Blois, 8 septembre 1928
Cher Monsieur et ami,
Quelques mots seulement pour vous dire d’abord que j’ai bien reçu votre lettre et votre carte, et ensuite que nous pensons quitter Blois pour rentrer à Paris le 25 ou 26 septembre, car j’aurai des leçons dès le 1er octobre, et nous ne pouvons pas attendre la veille à cause de la foule. Jusque vers le 20, vous pourrez, si vous vous décidez à venir, choisir le moment qui vous conviendra le mieux ; cela ne fait absolument rien pour nous, car décidément je ne bougerai pas d’ici. Je crois que le mieux serait que vous passiez par Lyon et Tours comme vous l’avez fait pour repartir l’an dernier ; mais je comprends que vous ayez de la peine à organiser un itinéraire, car moi-même je n’y entends pas grand’chose non plus Nous aimons à croire que votre indisposition est passée maintenant et que votre séjour dans les montagnes vous a été tout à fait favorable. Vous avez très bien fait de ne vous engager à rien vis-à-vis d’Evola, qui sûrement voudrait bien que vous lui donniez des articles, quitte à les “arranger” comme il l’a déjà fait ; cette expérience n’est pas bien encourageante… Je n’ai toujours pas reçu le dernier n° d’Ur ; sans doute s’est-il perdu en route comme c’était déjà arrivé une fois ; quand j’aurai l’occasion d’écrire à Evola, je lui demanderai qu’il m’envoie un autre exemplaire, car je serais curieux de voir les fantaisies étymologiques auxquelles vous faites allusion.
À bientôt peut-être, et bien cordialement à vous.
René Guénon
Блуа, 8 сентября 1928 г.
(перевод на русский язык отсутствует)