Paris, 23 janvier 1929
Paris, 23 janvier 1929
Mon cher ami,
J’ai regretté de ne pas vous trouver lundi, et je le regrette encore plus maintenant que je sais que je ne pourrai pas vous voir non plus ce soir. J’espère être plus heureux lundi prochain, et peut-être même vous voir ici avant d’après ce que vous me dites. Je souhaite que tout ce surmenage ne vous fatigue pas trop.
Pour le Dhammapâda, il existe une traduction anglaise par Max Müller (Sacred Books of the East, Oxford, 1881). Pour ce qui est d’une traduction française, plusieurs personnes m’ont assuré qu’il n’y en avait pas. Pourtant, j’ai cherché dans le livre de Grousset, où il y a une bibliographie assez complète, comme vous savez, et j’ai vu qu’il mentionnait une traduction française par un certain Ferdinand Hû, avec cette indication : “Bibliothèque de l’École des Langues orientales”. Je n’arrive pas à savoir ce que cela peut être : on ne connaît pas plus l’auteur lui-même que l’ouvrage ; s’agit-il d’un manuscrit se trouvant dans ladite bibliothèque et qui n’a jamais été édité ? Enfin, Buhot, qui est venu ici ces jours-ci, m’a dit qu’il verrait bientôt Grousset et qu’il lui demanderait ce qu’il en est ; quand j’aurai le renseignement, je vous le communiquerai.
Reçu hier une lettre de Chentrier qui me donne de bien mauvaises nouvelles : il se débat au milieu de difficultés financières de plus en plus inextricables, et il craint d’être obligé de fermer sa maison d’ici peu. Malheureusement, je ne vois pas ce qu’il serait possible de faire pour lui venir en aide, surtout d’une façon aussi immédiate ; je ne croyais pas la situation aussi inquiétante.
En hâte, bien affectueusement à vous. René Guénon
Faites-moi penser à vous dire quelque chose que j’ai appris au sujet de Lalande. – Je pense voir Chamuel aujourd’hui ; je ne sais s’il y a du nouveau de ce côté.
Париж, 23 января 1929 г.
(перевод на русский язык отсутствует)