Le Caire, 18 avril 1938
Mon bien cher ami,
Je viens de recevoir une lettre de J. Herbert, qui me dit que vous lui avez communiqué des passages des miennes, ce dont je vous remercie (et cela me montre en même temps qu’elles vous sont bien parvenues). L’explication qu’il me donne au sujet des réponses de Pondichéry est en somme “normale” et ne laisse rien supposer d’inquiétant ; je trouve cependant que, si elle rend bien compte de la seconde réponse, il n’en est pas tout à fait de même pour la première, qui était certainement la plus bizarre… Enfin, il va écrire lui-même pour demander qu’on m’envoie directement les livres “for review” ; espérons donc que tout s’arrangera ainsi pour le mieux.
En même temps, J. Herbert m’a aussi envoyé un exemplaire de “The Mother”, afin que je voie le dernier chapitre dont il se propose de nous donner la traduction ; je viens de le lire, et je le trouve en effet très bien. Il a écrit à Shrî Aurobindo pour lui demander l’autorisation, et il ne paraît pas prévoir que cela doive donner lieu à des difficultés…
À part cela, rien de bien nouveau depuis que je vous ai écrit ; tout va bien en somme, si ce n’est que je suis toujours plutôt en retard pour tout ce que j’ai à faire ; je n’ai pu expédier qu’aujourd’hui mon travail pour le nº de mai ; et Chacornac ne m’écrit pas une fois sans me reparler de l’arrangement du “Roi du Monde”, que je n’arrive pas encore à trouver le temps de terminer !
À bientôt de vos nouvelles, j’espère.
Très affectueusement à vous.
René Guénon
Каир, 18 апреля 1938 г.
(перевод на русский язык отсутствует)