Le Caire, 5 juillet 1937
Mon bien cher ami,
Je viens de recevoir votre lettre ; vous me parlez de la mienne du 5 juin, mais il me semble que j’ai dû vous écrire encore une autre fois depuis lors ; cette dernière lettre vous est-elle bien parvenue aussi ?
Vous ne me dites pas quand vous prenez vos vacances ; je vous écris donc encore à Paris cette fois…
Je suis heureux d’avoir de bonnes nouvelles de Mario et des siens ; mais je suis tout étonné d’apprendre que sa fille en est déjà au bachot de philo ; que le temps passe donc vite !
Je pensais bien que l’histoire de Desclausais ne manquerait pas de vous amuser ; c’est d’ailleurs bien pour cela que je vous l’ai rapportée ; inutile de vous dire que j’approuve entièrement les réflexions que vous faites à ce propos…
Non, je ne connais pas du tout Herbert ; j’ignorais même son nom avant que vous m’en parliez comme traducteur de Vivekananda, si bien que je ne sais pas s’il a jamais publié autre chose avant cela.
Magre m’a envoyé dernièrement son nouveau livre, “La Beauté invisible”, ce qui m’a même un peu étonné, puisqu’il ne m’avait pas envoyé les deux précédents ; c’est très “mêlé” comme toujours, et sans rien de bien “transcendant” ; avez-vous vu cela ? – Enfin, c’est encore mieux que Maeterlinck (j’y pense parce que le sujet est un peu du même ordre) ; on m’avait prêté il y a quelque temps les derniers volumes de celui-ci ; je les ai trouvés terriblement vides !
Pour ce qui est de Sandoz, je vois, par ce que vous me dites, qu’il est bien toujours tel que je l’ai connu comme jadis… Comme vous, je me suis étonné que son voyage dans l’Inde ait été si bref et qu’il n’en ait pas profité pour chercher quelque chose d’un autre côté, dès lors que, de celui d’Aurobindo, il n’avait pas réussi. – Quoi qu’il en soit, indépendamment de tout cas particulier comme celui de Sandoz, je ne peux pas m’empêcher de trouver extraordinaire, comme je vous l’ai dit depuis longtemps, ce milieu français douteux qui se trouve là ; il paraît qu’il y a parmi ces gens, entre autres, la fameuse Mme Potel, dont nous avons parlé autrefois, et qui avait disparu mystérieusement à la suite des histoires que vous avez connues ; pensez-vous que des personnes de cette sorte soient bien qualifiées pour écarter les autres ?…
La traduction italienne de “L’Homme [...]
[La fin de la lettre est manquante]
Каир, 5 июля 1937 г.
(перевод на русский язык отсутствует)