Bressuire, 27 août 1925
Cher Monsieur,
J’ai reçu votre lettre ce matin avant de partir de Blois ; aussi comptions-nous bien vous voir en passant à Loudun. Nous avons donc été fort déçus de ne pas vous y trouver, non plus que mon beau-frère ; une véritable malchance !
La dernière fois que je vous ai écrit, je me suis aperçu, quand ma carte a été mise à la poste, que j’avais laissé en blanc l’heure du train que je voulais rajouter à la gare. Je me demande maintenant si cette distraction n’a pas été cause d’un malentendu, mais pourtant il me semble qu’il n’y a pas d’autre train que celui que nous avons pris. – En tout cas, j’espère bien que rien de fâcheux ne vous est survenu.
Je prends le parti, en arrivant ici, de vous envoyer mon manuscrit afin que vous l’ayez tout de même sans tarder. Ce que vous ferez sera sûrement bien fait ; donc, n’attendez notre venue à Loudun pour faire l’envoi au P. Anizan que si cela ne doit être la cause d’aucun retard. Merci encore de l’amabilité avec laquelle vous vous chargez de ce petit travail ; j’espère bien que vous ne m’en voudrez pas si, pour cette fois, j’empiète un peu sur votre domaine !
Cet oiseau dont vous m’avez envoyé le dessin est bien curieux, et il me semble en effet que le rapprochement avec le passage d’Élien s’impose. – Quand à “l’os d’un homme”, c’est amusant, mais peu sérieux ; il est encore heureux que M. Le Cour n’ait pas été enthousiasmé par cette histoire saugrenue !
Pour notre séjour à Loudun, je ne sais encore rien de plus que ce que je vous ai dit.
Excusez mon écriture ; je vous écris au bureau de poste et suis fort mal installé.
En toute hâte, et bien cordialement à vous.
René Guénon
Брессюир, 27 августа 1925 г.
(перевод на русский язык отсутствует)