Janvier 1937
Janvier 1937 Rudolf Steiner. L’Évangile de saint Luc. (Association de la Science Spirituelle, Paris). – Ces conférences furent faites en 1909 à Bâle, devant les membres de la Société Théosophique, dont l’auteur ne s’était pas encore séparé à cette époque ; et les interprétations qu’elles présentent sont peut-être encore plus fantastiques, si c’est possible, que celles qui ont cours « officiellement » parmi le commun des Théosophistes. Il paraît que, quand l’évangéliste parle de « témoins oculaires », il faut traduire par « clairvoyants » ; partant de là, il n’y a plus qu’à faire appel à la « chronique de l’Akâsha », et ce qu’on en tire n’est certes pas banal ! Ainsi, on y découvre que c’est le « Bouddha transfiguré » qui apparut aux bergers sous la forme d’une « armée céleste », puis qu’il y eut simultanément deux enfants Jésus, l’un de Nazareth et l’autre de Bethléem, en qui se réincarnèrent d’abord respectivement Adam et Zoroastre, en attendant d’autres transformations… Nous croyons inutile de poursuivre davantage cette histoire plus que compliquée ; vraiment, si l’on se proposait délibérément de tout brouiller pour faire des origines du Christianisme une sorte de gâchis incompréhensible, il serait difficile de mieux faire ; et, si même une telle intention n’a pas présidé consciemment à l’élaboration de toutes ces fables, l’impression qui se dégage de celles-ci n’en est pas moins pénible, et la façon péremptoire dont elles sont affirmées comme des « faits » y ajoute encore ; nous voudrions tout au moins, pour la mémoire de l’auteur, croire qu’il n’a joué en tout cela qu’un simple rôle de « suggestionné » !
Январь 1937 г.
(перевод на русский язык отсутствует)