Avril 1936
Avril 1936 Rudolf Steiner. Mythes et Mystères égyptiens. (Association de la Science spirituelle, Paris). – Dans cette série de douze conférences faites à Leipzig en 1908, l’auteur se défend, avec une curieuse insistance, de vouloir expliquer les symboles ; il ne veut y voir que l’expression de ce qu’il appelle des « faits spirituels », par quoi il entend des événements qui sont censés s’être passés, au cours de telle ou telle période de l’histoire de l’humanité, dans le domaine psychique, voire même simplement « éthérique », car, comme nous avons eu déjà à le faire remarquer à propos d’un autre volume, sa conception du « spirituel » est plus que vague… Nous retrouvons là une fois de plus, sur les « races » et les « sous-races » humaines, quelques-unes des histoires fantastiques que nous ne connaissons que trop ; ce que nous trouvons toujours le plus étonnant là-dedans, c’est qu’on puisse faire accepter comme « enseignements rosicruciens » des assertions dont la plupart, en dépit de quelques modifications de détail, sont visiblement dérivées en droite ligne de la Doctrine Secrète de Mme Blavatsky !
Gabriel Trarieux d’Egmont. Prométhée ou le Mystère de l’Homme. (Édition Adyar, Paris). – Ceux qui, n’ayant pas le temps ou le courage de lire la Doctrine Secrète de Mme Blavatsky, voudraient cependant s’en faire une idée, pourront en trouver dans ce livre un aperçu assez fidèle, tout au moins en ce qui concerne l’histoire des races humaines ; on sait assez ce que nous pensons de ces conceptions fantastiques, si éloignées de véritables enseignements traditionnels, et nous n’entendons pas y revenir. La principale originalité de l’auteur est d’avoir donné en quelque sorte pour centre à toute cette histoire le mythe grec de Prométhée, interprété naturellement, à cet effet, d’une façon assez particulière et plutôt contestable. En outre, il fait preuve d’un certain « éclectisme », qui consiste à accueillir à l’occasion des idées empruntées à d’autres sources, mais surtout aux diverses variétés de l’occultisme et autres contrefaçons modernes de la tradition. Enfin, il croit fermement aux « Maîtres » de la Société Théosophique ; s’il y a quelque chose de réel là-dedans, ce n’est certes pas ce qu’il pense, et nous craignons qu’il ne se méprenne fort sur leur véritable situation par rapport à ces « pouvoirs ténébreux » qu’il mentionne à plusieurs reprises : la « pseudo-initiation » ne sert que trop bien, à l’extérieur, les fins que visent les représentants de la « contre-initiation », pour que, de celle-ci à celle-là, il ne se produise pas parfois quelques infiltrations…
Апрель 1936 г.
(перевод на русский язык отсутствует)