Paris, 30 octobre 1922
Chère Mademoiselle
Voici déjà près de quinze jours que j’ai reçu le livre du P. Walace que vous m’avez renvoyé, et je suis vraiment confus de n’avoir pu trouver encore un instant pour vous en accuser réception. Il faut vous dire qu’on m’a demandé de me charger de la classe de philosophie à l’école des Francs-Bourgeois, et que j’ai accepté d’autant plus que c’est tout près d’ici. Nous sommes donc rentrés à Paris depuis un mois déjà, mais j’ai été d’autant plus pris jusqu’ici que j’ai eu à corriger les épreuves de l’“Erreur spirite” ; c’est bientôt terminé maintenant, et j’espère que le volume pourra paraître dans le courant de novembre.
J’ai reçu il y a quelque temps une lettre de M. Mayer, me disant avoir eu mon adresse par vous, et me demandant de lui fixer un rendez-vous pour m’entretenir d’un projet d’écriture idéographique universelle. Je l’ai vu ; son idée me paraît intéressante, mais je me demande ce qu’elle donnera à l’application. Quoi qu’il en soit, il m’a laissé une brochure que j’examinerai plus à loisir quand j’aurai un peu de temps libre, et ensuite nous en reparlerons.
Aurons-nous le plaisir de vous voir prochainement ? Si vous venez toujours à Paris le vendredi, je suis libre l’après-midi de ce jour là. De toute façon, nous espérons bien que vous ne tarderez pas à nous donner de vos nouvelles.
Veuillez croire, chère Mademoiselle, à nos sentiments les meilleurs.
René Guénon
Париж, 6 марта 1923 г.
(перевод на русский язык отсутствует)