Blois, 10 août 1922
Chère Mademoiselle,
Votre lettre nous a trouvés encore à Paris, notre départ ayant été retardé par les travaux que j’avais à terminer. Enfin, mes deux volumes ont été remis à leurs éditeurs respectifs, et j’espère qu’ils pourront paraître au mois de novembre ; seulement, je redoute toujours un peu la négligence de Rivière… Il y a huit jours que nous sommes ici ; j’avais, moi aussi, grand besoin de prendre un peu de repos. J’aime à croire que votre fatigue est maintenant tout à fait dissipée.
Au moment de quitter Paris, j’ai appris que votre article sur le “Théosophisme” était enfin paru dans la “Revue Universelle” du 1er août. Si vous en avez reçu deux exemplaires comme d’habitude, vous serez bien aimable de m’en envoyer un. Dans le cas contraire, je vous prierai de me le dire, et alors j’écrirai à Massis pour lui demander de me faire cet envoi.
J’espère pouvoir enfin me mettre bientôt à la lecture de votre thèse, et je vous écrirai alors plus longuement.
Veuillez croire, chère Mademoiselle, à nos sentiments les meilleurs.
René Guénon
Bien entendu, vous êtes tout excusée de n’avoir pu venir nous voir avant votre départ ; nous pensions bien que vous aviez dû être très occupée.
Блуа, 2 сентября 1922 г.
(перевод на русский язык отсутствует)