Paris, 3 juillet 1922
Chère Mademoiselle,
Nous avons bien regretté de ne pas vous voir la semaine dernière comme vous me l’aviez fait espérer ; sans doute le temps vous a-t-il manqué. Vous n’êtes probablement plus à saint Germain, mais je pense bien que ma lettre vous parviendra tout de même.
J’ai reçu votre thèse il y a quelques jours, et je vous en remercie bien vivement ; j’aurais voulu pouvoir au moins la parcourir avant de vous écrire, mais cela ne m’a pas été possible : mon travail n’étant pas terminé. Je la lirai pendant les vacances, et je vous ferai part de mes réflexions. Nous voudrions bien quitter Paris le plus tôt possible, mais je ne sais pas encore quand je serai prêt ; ce ne sera probablement pas avant le 20 juillet au plus tôt.
Hier, chez Gonzague Truc, j’ai vu M. Guéguen (je ne sais si j’orthographie bien son nom), qui m’a parlé de vous. À ce propos, il faut que je vous dise que, comme il était question de votre thèse, Gonzague Truc a manifesté le désir d’en recevoir un exemplaire afin de pouvoir en parler dans un article ; il le ferait sûrement, car vous savez que tout ce qui concerne la scolastique l’intéresse beaucoup. Je ne sais si Rivière a fait un service de presse pour votre livre ; en tout cas, il me semble que vous pourriez lui demander de faire cet envoi, et je crois que ce serait une bonne chose.
Excusez-moi de ne vous écrire, pour aujourd’hui, que ces quelques mots en hâte, et croyez toujours, chère Mademoiselle, à nos sentiments les meilleurs.
René Guénon
Блуа, 10 августа 1922 г.
(перевод на русский язык отсутствует)