Paris, 24 mai 1922
Chère Mademoiselle,
Nous pensions toujours vous voir comme vous nous l’aviez fait espérer, et c’est pourquoi je n’ai pas répondu plus tôt à votre lettre. Sans doute continuez-vous à être très occupée ; tâchez donc de trouver tout de même quelques instants pour venir jusqu’ici un de ces jours. Je voudrais bien savoir avec plus de détails ce qui vous est arrivé pour votre thèse avec les gens de la Sorbonne.
Maritain, que j’ai vu la semaine dernière, m’a dit que votre soutenance à l’institut aurait lieu probablement le 17 juin. Vous serez bien aimable de me dire si telle est bien la date fixée définitivement, et aussi de nous indiquer l’heure, car nous serions très heureux de pouvoir y assister.
Maritain m’a dit aussi que votre compte-rendu était composé ; espérons donc qu’il va tout de même finir par paraître. Merci d’avoir parlé à Monsieur votre père, avant son départ, de ce pourquoi je vous avais écrit ; il est vraiment regrettable que cette exposition de Bruxelles se trouve juste au mois de juin.
Nous avons su par les Dubois que Germain était passé par Paris pour retourner à Ligny ; nous n’avons plus jamais de ses nouvelles directement. Il paraît qu’il a manifesté l’intention de se mettre à sa thèse ; que pensez-vous de cela ?
Mon travail sur le spiritisme est terminé, j’ai commencé ces jours-ci l’autre ouvrage, que je dois donner à Payot, et je crois que je n’aurai que le temps de le mettre sur pieds avant les vacances.
À bientôt, j’espère, chère Mademoiselle, et croyez toujours à nos sentiments les meilleurs
René Guénon
Париж, 3 июля 1922 г.
(перевод на русский язык отсутствует)