Paris, 24 avril 1922
Chère Mademoiselle,
J’ai bien vivement regretté d’être absent lorsque vous êtes venue chez nous, et j’espère bien être plus heureux la prochaine fois. Nous rentrons jeudi à Paris ; vous serait-il possible de venir vendredi prochain 28 avril ? J’ai en effet une petite requête à vous adresser, et, tout en vous disant aujourd’hui ce dont il s’agit, j’aimerais mieux vous donner verbalement quelques explications complémentaires.
Voici la chose : l’abbé Plat, qui a organisé l’an dernier une exposition d’art religieux à Vendôme, a le projet d’en faire une cette année à Blois ; cela aurait lieu au mois de juin. Le président du syndicat d’initiative, qui est un de nos amis, s’intéresse énormément à la peinture de M. Denis, et souhaiterait vivement avoir de lui, pour cette exposition, non seulement des reproductions photographiques comme il y en a eu à Vendôme, mais aussi et surtout des tableaux originaux. Je crois du reste que le public blésois est assez artiste pour apprécier le talent de Monsieur votre père. Vous nous feriez donc le plus grand plaisir en insistant auprès de lui pour obtenir le résultat que nous désirons.
À bientôt, chère Mademoiselle, et croyez à nos sentiments les meilleurs.
René Guénon
Je ne serai pas libre le vendredi 5 mai.
Париж, 24 мая 1922 г.
(перевод на русский язык отсутствует)