Paris, 22 octobre 1920
Chère Mademoiselle,
Nous sommes rentrés à Paris la semaine dernière seulement, mais nous voici tout de même à peu près réinstallés. Comme nous pensons que vous n’êtes pas sans avoir des occasions de venir ici, nous serions heureux de vous voir un de ces jours. Pourriez-vous nous prévenir par un petit mot pour être sûr de nous trouver ? J’aurais bien des choses à vous dire au sujet de mon ouvrage, dont l’impression n’est pas encore commencée. Ce serait trop long à vous expliquer par correspondance ; mais, en dehors du retard qui est déjà ennuyeux, je crains d’avoir quelques difficultés avec mon éditeur, et peut-être dans ce cas, pourriez-vous me rendre service ; nous parlerons de cela ensemble.
Le P. Peillaube est-il rentré, et quelle est son adresse ? Je voudrais le voir avant de commencer à préparer l’article qu’il demande, afin de savoir d’une façon un peu plus précise ce qu’il désire.
Nous avons reçu ces jours derniers des nouvelles de Germain que nous ne savions pas si loin de nous ; il semble bien mieux qu’ici, à attendre son pain de chaque jour, souhaitons qu’il puisse continuer, sans trop de fatigue.
Croyez, Chère Mademoiselle à notre souvenir le meilleur.
René Guénon
Париж, 27 ноября 1920 г.
(перевод на русский язык отсутствует)