Le Corpus minskois de René Guénon

Blois, 24 août 1919

Chère Mademoiselle et amie,

Quelle terrible nouvelle nous lisons à l’instant dans l’Écho de Paris ! Nous sommes encore tout bouleversés, et c’est à peine si je peux vous dire combien nous sommes attristés d’un dénouement auquel nous étions si loin de nous attendre. L’état de votre malade s’était donc subitement aggravé depuis votre séjour à Perros-Guirec ? J’espère que, lorsque vous serez un peu remise de ces pénibles émotions, vous pourrez nous donner quelques détails sur les derniers moments de votre chère disparue.

Soyez notre interprète auprès de Monsieur Denis et de toute la famille, et croyez que nous sommes avec vous de tout cœur.

René Guénon

Chère Amie,

Je joins mes condoléances émues à celles de mon mari. Je vous plains tous, sincèrement et de tout cœur et vous embrasse tendrement ainsi que vos sœurs. Berthe Guénon

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