Juin-juillet 1946
– Dans la Review of Religion (n° de mai 1940), le Dr Maximilien Beck, ancien directeur des Philosophische Hefte de Prague, a fait paraître une étude On some misinterpretations of the religions and moral experience. Il y dénonce l’absurdité de la méthode que les empiristes veulent appliquer à la religion et à la morale : « Les hommes religieux et moraux affirment une expérience de choses immatérielles ; les soi-disant empiristes nient l’objectivité de ces choses, parce qu’une telle expérience ne peut pas être prouvée par l’expérience des choses matérielles ; c’est comme si quelqu’un niait que les couleurs existent réellement parce qu’elles ne peuvent pas être entendues ! » Il critique, en particulier, l’explication de la prière et du sacrifice, que ces empiristes prétendent attribuer à la crainte ; il montre que leurs théories sont incapables de rendre compte de choses telles que l’héroïsme et l’optimisme religieux ; et il conclut en établissant, contre ceux qui veulent voir une sorte d’antinomie entre la religion et la moralité, la connexion qui existe au contraire normalement entre ces deux points de vue, « celui qui aide à réaliser le bonheur des hommes aidant aussi par là-même à réaliser l’attitude religieuse qui consiste à aimer Dieu dans ses créatures ».
– De M. Coomaraswamy également, dans Isis, revue d’histoire des sciences (n° de printemps 1943), un article intitulé Eastern Wisdom and Western Knowledge ; comme il s’agit d’une vue d’ensemble de notre œuvre, nous n’avons pas qualité pour en parler, si ce n’est pour exprimer à l’auteur tous nos remerciements pour cet excellent exposé.
– The Arab World, revue trimestrielle paraissant à New-York depuis 1944, a reproduit dans son n° 3 Christianity and Islam, traduction anglaise d’un article de notre collaborateur F. Schuon paru autrefois ici même ; cette traduction avait été publiée tout d’abord dans la revue indienne Triveni.
Июнь-июль 1946 г.
(перевод на русский язык отсутствует)