Juin 1940
– Dans le Speculative Mason (n° d’avril), un article intitulé The Perpend Ashlar contient des considérations qui, comme toutes les « spéculations » inspirées de la « géométrie à quatre dimensions », n’ont qu’un rapport assez contestable avec le symbolisme traditionnel ; du reste, l’origine même de l’expression perpend ashlar est plutôt énigmatique, et, malheureusement pour la thèse de l’auteur, il est fort probable que le mot perpend n’a ici aucun lien étymologique réel avec « perpendiculaire », et qu’il est tout simplement une déformation du vieux terme français « parpaing ». – Un autre article renferme des réflexions diverses sur la « foi » et sa distinction d’avec la simple « croyance », sur le symbolisme en général, et sur le symbolisme du tablier en particulier. – Signalons enfin, une étude sur « l’immortalité dans la doctrine maçonnique », où il est montré très justement que la véritable immortalité est tout à fait différente d’une simple « survivance » posthume, qu’il n’y a d’ailleurs pas lieu de chercher à la « prouver », mais qu’elle est quelque chose qui doit être « réalisé » au sens le plus complet de ce mot.
– Dans le Grand Lodge Bulletin d’Iowa (n° de mars), il est question cette fois de ce qui est appelé la « clef du mot de Maître », et la conclusion semble être que cette « clef » n’est autre en somme que la Bible elle-même ; encore conviendrait-il d’ajouter que c’est à la condition de prendre celle-ci dans son sens profond, car il est trop évident que, si l’on se contente de la lire « exotériquement », et surtout dans des traductions en langue vulgaire, on ne pourra jamais y trouver rien de plus que des « mots substitués ». À cette occasion, nous ferons incidemment une petite remarque : nous avons toujours été étonné par l’expression « maître-mot », que certains emploient assez fréquemment à notre époque, et qui semble ne présenter aucun sens plausible ; n’aurait-elle pas son origine dans quelque traduction fautive, et n’est-ce pas plutôt « mot de Maître » qu’il faudrait dire en réalité ?
Июнь 1940 г.
(перевод на русский язык отсутствует)