Mars 1939
– Le numéro de janvier d’Atlantis est consacré en partie au Temple ; ce titre est d’ailleurs équivoque : en fait, il s’agit surtout ici de l’« idée de Temple », sur laquelle, à part certaines fantaisies linguistiques déjà connues, M. paul le cour et ses collaborateurs ne trouvent guère à exposer que des considérations « esthétiques » d’un caractère plutôt vague ; mais ce à quoi ils veulent en venir en réalité, en introduisant ainsi cette « idée de Temple », c’est à envisager une sorte de rénovation de l’Ordre du Temple, rénovation toute « idéale », sans doute, car ils seraient assurément bien en peine de la baser sur quelque filiation authentique, et, à vrai dire, ils ne semblent même pas se préoccuper de cette condition indispensable. Chose curieuse, après avoir affirmé précédemment que l’Angleterre est la continuatrice actuelle de l’Ordre du Temple, M. paul le cour présente maintenant celui-ci comme « français » ce qui du reste n’est pas plus vrai, car l’époque à laquelle il exista est antérieure aux « nationalités », et, s’il avait survécu à la formation de celles-ci, il n’aurait pu en tout cas être que « supranational » (nous ne disons pas « international »). D’autre part, nous nous souvenons qu’au Hiéron de Paray-le-Monial, auquel est empruntée l’assertion concernant le rôle de l’Angleterre, celle-ci s’accompagnait d’une violente hostilité à l’égard de l’idée templière, ou du moins de ce qu’on y considérait comme tel ; comment donc M. paul le cour pourra-t-il concilier sa nouvelle attitude avec sa persistance à se réclamer du dit Hiéron et de son « Grand Occident » ?
Март 1939 г.
(перевод на русский язык отсутствует)