Avril 1931
– Dans le Symbolisme (n° de janvier), sous le titre Le Devoir latin, Oswald Wirth continue à s’en prendre à la Maçonnerie anglo-saxonne ; il lui reproche d’être infidèle à l’esprit des Constitutions de 1723, en lesquelles il veut voir l’expression de la « Maçonnerie traditionnelle », alors qu’elles représentent plutôt une rupture avec la tradition. – Le numéro de février de la même revue est occupé en grande partie par des discussions sur la Bible ; chacun veut dire son mot sur cette question, et il s’en dégage une impression passablement chaotique ; nous doutons fort que du choc de toutes ces idées disparates jaillisse la moindre lumière.
– Dans la Revue Internationale des Sociétés secrètes (« partie occultiste », n° du 1er février), le Dr G. Mariani intitule Philosophie, Religion, Magie une sorte de sommaire dont il serait bien difficile de tirer la moindre notion précise, et dont l’intention même n’apparaît pas très clairement. Sous le titre Les Revues, M. H. de Guillebert s’occupe surtout du Voile d’Isis, et plus spécialement de nos articles et comptes rendus ; il demeure fidèle à sa méthode des citations tronquées, pour ne pas dire truquées (nous voulons croire que les fautes qui les dénaturent ne sont dues qu’à la négligence des imprimeurs ou des correcteurs) ; et le plus drôle est que c’est à nous qu’il reproche de « tronquer ou truquer les textes des chroniques incriminées, pour en rendre la correction plus facile » ! Cela nous fait penser à l’histoire évangélique de la paille et de la poutre ; peut-être M. de Guillebert voudrait-il nous voir reproduire « in extenso » tous les articles que nous mentionnons, ou tout au moins les siens… Il est pourtant un point sur lequel nous sommes entièrement d’accord avec lui, à savoir que « la discussion n’est pas toujours le meilleur moyen de faire jaillir la lumière » ; mais que cette déclaration fait donc une étrange figure dans un organe de polémique ! Pour le surplus, nous nous bornerons à faire remarquer : 1° Que nous avons relevé le caractère suspect de La Flèche avant même la R.I.S.S. ; 2° Qu’une malpropreté, de quelque côté qu’elle vienne, ne change pas pour cela de caractère à nos yeux, qu’étant entièrement indépendant, nous n’éprouvons aucune gêne à le dire, et que ce n’est certes pas nous qui avons pu qualifier de « faits de connaissance », (sic) une élucubration pornographique comme celle que notre contradicteur ose reproduire ; 3° Que nous répudions hautement toute solidarité avec les théosophistes, occultistes et autres « néo-spiritualistes », de tout genre et de toute école, qui ne présentent que des contrefaçons de l’ésotérisme, que tous nos écrits le prouvent d’ailleurs surabondamment, et que prétendre le contraire ne peut être qu’ignorance ou mauvaise foi ; 4° Enfin, que nous ne connaissons point de « frères en initiation », dans le monde occidental, où nous n’avons d’ailleurs jamais rencontré le moindre initié authentique. Nous prions M. de Guillebert et ses collaborateurs de prendre bonne note de ces observations une fois pour toutes, car la patience a des bornes, et il est des rapprochements dont le caractère diffamatoire ne saurait être contesté.
Апрель 1931 г.
(перевод на русский язык отсутствует)