Janvier 1930
– Dans la Revue Internationale des Sociétés Secrètes, la suite des articles concernant les Mémoires de Diana Vaughan (10 novembre et 1er décembre) ne nous fait pas modifier en quoi que ce soit les réflexions que nous avons formulées précédemment à ce sujet. Dans le dernier, il y a une méprise assez curieuse : citant un passage où est mentionné le « traité de la Génération et de la Corruption », qui est un ouvrage d’Aristote, l’auteur de l’article a cru qu’il s’agissait d’une « théorie imaginée par Robert Fludd » ! – Autre curiosité relevée dans le compte rendu d’une fête compagnonnique (10 novembre) : il y est dit que « la désignation C∴, pour Compagnon, trahit ouvertement l’accointance maçonnique ». Or l’usage des trois points dans les abréviations est au contraire d’origine purement corporative ; c’est de là qu’il est passé dans certaines branches de la Maçonnerie « spéculative », mais il en est d’autres, notamment dans les pays anglo-saxons, qui l’ignorent totalement. – Les numéros des 17 et 24 novembre contiennent une étude historique sur le Rite de Misraïm, qui, malheureusement, n’éclaircit guère la question assez obscure de ses origines. – Dans la « partie occultiste » (1er novembre), M. A. Tarannes se contente cette fois de reproduire, sans grands commentaires, un certain nombre de signes compagnonniques (marques de tailleurs de pierres) relevés à l’église Saint-Ouen de Rouen. – Un autre collaborateur de la revue traite, à sa façon, de La Musique et l’Ésotérisme ; il semble avoir découvert un peu tardivement le numéro spécial du Voile d’Isis consacré à ce sujet, et il prête à ses rédacteurs les intentions les plus invraisemblables. D’autre part, nous ne nous serions jamais douté qu’une « propagande » pût avoir un caractère ésotérique, ce qui nous paraît une contradiction dans les termes, ni qu’il y eût une « foi à l’ésotérisme », celui-ci étant essentiellement et exclusivement affaire de connaissance. – Notons enfin, dans le même numéro, la seconde des Trois lettres du R. P. Harald Richard, S. J., sur l’Occultisme contemporain ; il est question cette fois des sourciers, qui sont dénoncés tout simplement comme des suppôts du diable ; et c’est l’occasion de faire remarquer charitablement qu’« il y a aujourd’hui beaucoup trop de curés et de religieux qui se sont faits sourciers ». Il est aussi parlé dans cette lettre « du pendule de Chevreuil (sic), nom d’un chef spirite vivant, qu’il ne faut pas confondre avec Chevreul, le savant mort centenaire en 1896 » ; le malheur est que c’est bien du pendule de Chevreul qu’il s’agit, et que le spirite Chevreuil, son quasi-homonyme, n’est absolument pour rien là-dedans.
Январь 1930 г.
(перевод на русский язык отсутствует)