Chapitre XXIX Déviation et subversion
Nous avons considéré l’action antitraditionnelle, par laquelle a été en quelque sorte « fabriqué » le monde moderne, comme constituant dans son ensemble une œuvre de déviation par rapport à l’état normal qui est celui de toutes les civilisations traditionnelles, quelles que soient d’ailleurs leurs formes particulières; cela est facile à comprendre et n’a pas besoin de plus amples commentaires. D’autre part, il y a une distinction à faire entre déviation et subversion : la déviation est susceptible de degrés indéfiniment multiples, pourrait-on dire, de sorte qu’elle peut s’opérer peu à peu et comme insensiblement ; nous en avons un exemple dans l’acheminement graduel de la mentalité moderne de l’« humanisme » et du rationalisme au mécanisme, puis au matérialisme, et aussi dans le processus suivant lequel la science profane a élaboré successivement des théories d’un caractère de plus en plus exclusivement quantitatif, ce qui permet de dire que toute cette déviation, depuis son début même, a constamment tendu à établir progressivement le « règne de la quantité ». Mais quand la déviation arrive à son terme extrême, elle aboutit à un véritable « renversement », c’est-à-dire à un état qui est diamétralement opposé à l’ordre normal, et c’est alors qu’on peut parler proprement de « subversion », suivant le sens étymologique de ce mot ; bien entendu, cette « subversion » ne doit aucunement être confondue avec le « retournement » dont nous avons parlé à propos de l’instant final du cycle, et même elle en est exactement le contraire, puisque ce « retournement », venant précisément après la « subversion » et au moment même où celle-ci semble complète, est en réalité un « redressement » rétablissant l’ordre normal et restaurant l’« état primordial » qui en représente la perfection dans le domaine humain.
On pourrait dire que la subversion, ainsi entendue, n’est en somme que le dernier degré et l’aboutissement même de la déviation, ou encore, ce qui revient au même, que la déviation tout entière ne tend en définitive qu’à amener la subversion, et cela est vrai en effet ; dans l’état présent des choses, bien qu’on ne puisse dire encore que la subversion soit complète, on en a déjà des signes très visibles dans tout ce qui présente le caractère de « contrefaçon » ou de « parodie » auquel nous avons plusieurs fois fait allusion, et sur lequel nous reviendrons plus amplement par la suite. Pour le moment nous nous bornerons à faire remarquer, à cet égard, que ce caractère constitue, par lui-même, une marque très significative quant à l’origine réelle de ce qui en est affecté, et par conséquent, de la déviation moderne elle-même, dont il met bien en évidence la nature véritablement « satanique » ; ce dernier mot, en effet, s’applique proprement à tout ce qui est négation et renversement de l’ordre, et c’est bien là, sans le moindre doute, ce dont nous pouvons constater les effets autour de nous ; le monde moderne lui-même est-il en somme autre chose que la négation pure et simple de toute vérité traditionnelle ? Mais en même temps, cet esprit de négation est aussi, et en quelque sorte par nécessité, l’esprit de mensonge ; il revêt tous les déguisements, et souvent les plus inattendus, pour ne pas être reconnu pour ce qu’il est, pour se faire même passer pour tout le contraire, et c’est justement en cela qu’apparaît la contrefaçon ; c’est ici l’occasion de rappeler qu’on dit que « Satan est le singe de Dieu », et aussi qu’il « se transfigure en ange de lumière ». Au fond, cela revient à dire qu’il imite à sa façon, en l’altérant et en le faussant de manière à le faire toujours servir à ses fins, cela même à quoi il veut s’opposer : ainsi, il fera en sorte que le désordre prenne les apparences d’un faux ordre, il dissimulera la négation de tout principe sous l’affirmation de faux principes, et ainsi de suite. Naturellement, tout cela ne peut jamais être, en réalité, que simulacre et même caricature, mais assez habilement présenté pour que l’immense majorité des hommes s’y laisse tromper ; et comment s’en étonner quand on voit combien les supercheries, même grossières, réussissent facilement à en imposer à la foule, et combien, par contre, il est difficile d’arriver ensuite à détromper celle-ci ? « Vulgus vult decipi », disaient déjà les anciens de l’époque « classique » ; et il s’est sans doute toujours trouvé, bien qu’ils n’aient jamais été aussi nombreux que de nos jours, des gens disposés à ajouter : « ergo decipiatur » !
Pourtant, comme qui dit contrefaçon dit par là même parodie, car ce sont là presque des synonymes, il y a invariablement, dans toutes les choses de ce genre, un élément grotesque qui peut être plus ou moins apparent mais qui, en tout cas, ne devrait pas échapper à des observateurs tant soit peu perspicaces, si toutefois les « suggestions » qu’ils subissent inconsciemment n’abolissaient à cet égard leur perspicacité naturelle. C’est là le côté par lequel le mensonge, si habile qu’il soit, ne peut faire autrement que de se trahir ; et bien entendu, cela aussi est une « marque » d’origine, inséparable de la contrefaçon elle-même, et qui doit normalement permettre de la reconnaître comme telle. Si l’on voulait citer ici des exemples pris parmi les manifestations diverses de l’esprit moderne, on n’aurait assurément que l’embarras du choix, depuis les pseudo-rites « civiques » et « laïques » qui ont pris tant d’extension partout en ces dernières années, et qui visent à fournir à la « masse » un substitut purement humain des vrais rites religieux, jusqu’aux extravagances d’un soi-disant « naturisme » qui, en dépit de son nom, n’est pas moins artificiel, pour ne pas dire « antinaturel », que les inutiles complications de l’existence contre lesquelles il a la prétention de réagir par une dérisoire comédie dont le véritable propos est d’ailleurs de faire croire que l’« état de nature » se confond avec l’animalité ; et il n’est pas jusqu’au simple repos de l’être humain qui n’ait fini par être menacé de dénaturation par l’idée contradictoire en elle-même, mais très conforme à l’« égalitarisme » démocratique, d’une « organisation des loisirs » ! Nous ne mentionnons ici, avec intention, que des faits qui sont connus de tout le monde, qui appartiennent incontestablement à ce qu’on peut appeler le « domaine public », et que chacun peut donc constater sans peine ; n’est-il pas incroyable que ceux qui en sentent, nous ne dirons pas le danger, mais simplement le ridicule, soient si rares qu’ils représentent de véritables exceptions ? « Pseudo-religion », devrait-on dire à ce propos, « pseudo-nature », « pseudo-repos », et ainsi pour tant d’autres choses ; si l’on voulait parler toujours strictement selon la vérité, il faudrait placer constamment ce mot « pseudo » devant la désignation de tous les produits spécifiques du monde moderne, y compris la science profane qui n’est elle-même qu’une « pseudo-science » ou un simulacre de connaissance, pour indiquer ce que tout cela est en réalité : des falsifications et rien d’autre, et des falsifications dont le but n’est que trop évident pour ceux qui sont encore capables de réfléchir.
Cela dit, revenons à des considérations d’un ordre plus général : qu’est-ce qui rend cette contrefaçon possible, et même d’autant plus possible et d’autant plus parfaite en son genre, s’il est permis de s’exprimer ainsi en un pareil cas, qu’on avance davantage dans la marche descendante du cycle ? La raison profonde en est dans le rapport d’analogie inverse qui existe, ainsi que nous l’avons expliqué, entre le point le plus haut et le point le plus bas ; c’est là ce qui permet notamment de réaliser, dans une mesure correspondant à celle où l’on s’approche du domaine de la quantité pure, ces sortes de contrefaçons de l’unité principielle qui se manifestent dans l’« uniformité » et la « simplicité » vers lesquelles tend l’esprit moderne, et qui sont comme l’expression la plus complète de son effort de réduction de toutes choses au point de vue quantitatif. C’est peut-être là ce qui montre le mieux que la déviation n’a pour ainsi dire qu’à se dérouler et à se poursuivre jusqu’au bout pour mener finalement à la subversion proprement dite car, quand ce qu’il y a de plus inférieur (puisqu’il s’agit là de ce qui est même inférieur à toute existence possible) cherche ainsi à imiter et à contrefaire les principes supérieurs et transcendants, c’est bien de subversion qu’il y a lieu de parler effectivement. Cependant, il convient de rappeler que par la nature même des choses, la tendance vers la quantité pure ne peut jamais arriver à produire son plein effet ; pour que la subversion puisse être complète en fait, il faut donc que quelque chose d’autre intervienne, et nous pourrions en somme répéter à ce propos, en nous plaçant seulement à un point de vue quelque peu différent, ce que nous avons dit précédemment au sujet de la dissolution ; dans les deux cas, d’ailleurs, il est évident qu’il s’agit également de ce qui se rapporte au terme final de la manifestation cyclique ; et c’est précisément pourquoi le « redressement » de l’instant ultime doit apparaître, de la façon la plus exacte, comme un renversement de toutes choses par rapport à l’état de subversion dans lequel elles se trouvaient immédiatement avant cet instant même.
En tenant compte de la dernière remarque que nous venons de faire, on pourrait encore dire ceci : la première des deux phases que nous avons distinguées dans l’action antitraditionnelle représente simplement une œuvre de déviation, dont l’aboutissement propre est le matérialisme le plus complet et le plus grossier ; quant à la seconde phase, elle pourrait être caractérisée plus spécialement comme une œuvre de subversion (car c’est bien là ce à quoi elle tend plus directement), devant aboutir à la constitution de ce que nous avons déjà appelé une « spiritualité à rebours », ainsi que la suite le montrera encore plus clairement. Les forces subtiles inférieures auxquelles il est fait appel dans cette seconde phase peuvent vraiment être qualifiées de forces « subversives » à tous les points de vue ; et nous avons pu aussi appliquer plus haut le mot de « subversion » à l’utilisation « à rebours » de ce qui reste des anciennes traditions que l’« esprit » a abandonnées ; du reste, c’est bien toujours de cas similaires qu’il s’agit en tout cela, car ces vestiges corrompus, dans de telles conditions, tombent nécessairement eux-mêmes dans les régions inférieures du domaine subtil. Nous allons donner un autre exemple particulièrement net de l’œuvre de subversion, qui est le renversement intentionnel du sens légitime et normal des symboles traditionnels ; ce sera d’ailleurs, en même temps, une occasion pour nous expliquer plus complètement sur la question du double sens que les symboles contiennent généralement en eux-mêmes, et sur lequel nous avons eu assez souvent à nous appuyer au cours du présent exposé pour qu’il ne soit pas hors de propos de donner là-dessus un peu plus de précisions.
Глава XXIX Извращение и разрушение
Мы рассматривали антитрадиционную деятельность, с помощью которой в некотором роде «сфабрикован» современный мир, как производящую, в целом, работу извращения по отношению к нормальному состоянию, присущему всякой традиционной цивилизации, каковы бы ни были её частные формы; это легко понять и не требует обширных комментариев. С другой стороны, необходимо делать различие между извращением и разрушением: извращение происходит, можно сказать, через бесконечное множество степеней, так что оно осуществляется мало-помалу и как бы незаметно; пример этого мы видим в постепенном нисхождении современной ментальности от «гуманизма» и рационализма к механицизму, потом к материализму, и следуя этому процессу, профанная наука вырабатывала последовательно теории все более и более количественного характера, что позволяет сказать, что все это отклонение с самого своего начала постоянно стремилось в прогрессирующей степени установить «царство количества». Но когда отклонение дошло до своего последнего предела, то оно достигло истинного «переворота», то есть состояния, которое диаметрально противоположно нормальному порядку, и именно тогда можно, собственно, говорить о «разрушении», следуя этимологическому смыслу этого слова; разумеется, это «разрушение» никоим образом нельзя смешивать с тем «переворачиванием», о котором мы говорили в связи с последним мгновением цикла, и оно ему даже в точности противоположно, поскольку это «переворачивание», наступая как раз после «извращения» и в тот самый момент, когда оно кажется окончательным, есть в реальности «возрождение», восстанавливающее нормальный порядок и вновь учреждающее «первоначальное состояние», представляющее собой совершенство в человеческой области.
Можно сказать, что так понимаемое разрушение вообще есть только последняя степень и завершение отклонения, или же, что ведет к тому же, в целом, отклонение в конечном счёте ведет не к чему-нибудь иному, как только к разрушению, и это действительно так; при настоящем положении вещей, хотя ещё и нельзя сказать, что произошло полное разрушение, но уже есть очень явные знаки этого во всем том, что обладает характером «подделки» или «пародии», о чем мы много раз упоминали и к чему мы более подробно вернемся в дальнейшем. В настоящий момент мы ограничимся в этом отношении тем замечанием, что этот характер сам по себе образует очень важный признак, указывающий на реальное происхождение того, что поражено этим и, следовательно, на само современное отклонение, поистине «сатанинскую» природу которого он делает тем самым очевидной; действительно, это последнее определение приложимо ко всему тому, что представляет собой отрицание и переворачивание порядка, и нет ни малейшего сомнения, что как раз последствия этого мы можем констатировать вокруг нас; не есть ли сам современный мир вообще не что иное, как чистое отрицание любой традиционной истины? Но в то же время этот дух отрицания есть также и, в некотором роде с необходимостью, дух лжи; он все облекает в маскарадные костюмы и нередко в самые неожиданные, чтобы нельзя было распознать его, чтобы даже заставить принять его за нечто совсем противоположное, именно так и проявляется притворство; по этому поводу можно напомнить поговорку, что «Сатана есть обезьяна Бога», а также, что он «преображается в ангела света». По сути, это позволяет сказать, что он имитирует на свой лад, искажая и фальсифицируя таким способом, чтобы всегда иметь возможность поставить это на службу своим собственным целям, имитируя то самое, чему он намеревается противостоять: он поступает таким образом, чтобы беспорядок принял видимость ложного порядка, он скрывает отрицание всякого принципа под видом утверждения ложного принципа, и так далее. Естественно, что все это может быть на самом деле только лишь обманным маневром или даже карикатурой, но достаточно ловко представленной для того, чтобы обмануть огромное большинство людей; и как же не удивляться, когда видишь, сколько мошеннических трюков, даже самых грубейших, с легкостью удается внушить толпе, и как, напротив, трудно после вывести её из заблуждения? Vilgus vult decipi («Толпа хочет быть обманутой»), как говорили уже древние в «классическую» эпоху; и всегда, несомненно, найдутся люди, хотя их никогда не было так много, как в наши дни, расположенные добавить: ergo decipiatur («следовательно, будем обманывать»)!
Однако, если тот, кто создает притворство, тем самым создает пародию, так как это почти синонимы, то во всех вещах такого рода непременно присутствует и гротеск, который может быть более или менее заметен, но который в любом случае не должен ускользать от наблюдателей, сколь мало ни были бы они наблюдательны, если бы всё-таки претерпеваемые ими «воздействия» не уничтожали их естественную проницательность в этом отношении. Именно этой стороной и выдает и не может не выдать себя ложь, сколь ни была бы она ловкой; и разумеется, это также и родовая «печать», неотделимая от самого притворства, которая нормальным образом должна позволять его распознавать как таковое. Если угодно здесь привести примеры, взятые среди разнообразных проявлений современного духа, то, конечно, с выбором не будет затруднений, начиная с «гражданских» и «светских» псевдоритуалов, которые получили повсюду такое распространение в эти последние годы и которые нацелены на то, чтобы предоставить «массам» чисто человеческую замену подлитых религиозных ритуалов, вплоть до экстравагантности так называемой «близости к природе», которая, вопреки своему наименованию, не менее искусственна, если не сказать «противоестественна», чем те бесполезные сложности существования, против которых они претендуют выступать со своей смехотворной комедией, истинный смысл которой состоит в том, чтобы внушить мысль, что «природное состояние» то же, что и животное состояние; это даже не простой отдых человеческого существа, которое остаётся под угрозой извращения с помощью самопротиворечивой, но очень хорошо согласующейся с демократическим «эгалитаризмом» идеи «организации досуга». Мы намеренно приводим здесь только всем известные факты, которые несомненно принадлежат к тому, что можно назвать общественной «областью» и которые, следовательно, каждый может констатировать без труда; не удивительно ли, что те, кто чувствует, мы даже не скажем, опасность, но просто смехотворность этого, столь редки и представляют собою поистине исключение? В этом отношении следовало бы говорить о «псевдорелигии», «псевдоприроде», «псевдоотдыхе» и так для многих других вещей; если угодно говорить всегда в строгом согласии с истиной, то перед обозначением любых продуктов, специфических для современного мира, следует постоянно ставить слово «псевдо», включая и профанную науку, которая также есть «псевдонаука» или призрак знания, чтобы обозначить то, чем в реальности все это является: фальсификациями и ничем другим, и фальсификациями, цель которых слишком очевидна для тех, кто ещё способен размышлять.
Можно спросить, если вернуться к более общему уровню рассмотрения: что делает эту подделку возможной и даже тем более возможной и тем более в своем роде совершенной, если в данном случае позволительно такое выражение, чем дальше продвигается нисходящее движение цикла? Глубокая причина этого состоит в отношениях обратной аналогии, которая существует, как мы уже объясняли, между самой высокой и самой низкой точками; именно это позволяет реализовать в той мере, которая соответствует приближению к области чистого количества, те виды подделок изначального единства, которые проявляются в «единообразии» и «простоте», к которым тяготеет современный дух и которые являются как бы самым полным выражением его усилия свести все вещи к количественной точке зрения. Именно это, может быть, лучше всего показывает, что отклонение должно, так сказать, развернуться и дойти до конца, чтобы привести, собственно говоря, к извращению, так как именно об извращении здесь уместно, в действительности, говорить, когда то, что есть самого низшего (поскольку здесь речь идёт о самом низшем из всякого возможного существования), стремится имитировать и подделывать высшие и трансцендентные принципы. Однако следует напомнить, что по самой природе вещей тенденция к чистому количеству никогда не может достичь своего полного успеха; чтобы разрушение могло полностью совершиться, надо, следовательно, чтобы вмешалось нечто другое, и в этом отношении мы могли бы повторить, став на несколько иную точку зрения, то, что мы раньше уже сказали относительно разложения; к тому же, очевидно, что речь в обоих случаях одинаково идёт о том, что относится к последнему сроку циклического проявления; и именно «восстановление» последнего мгновения должно обнаружиться самым точным образом как переворачивание всех вещей по отношению к состоянию разрушения, в котором они находились непосредственно перед этим мгновением.
Учитывая это последнее, только что сказанное замечание, можно ещё добавить следующее: первая из двух фаз, которые мы различили в антитрадиционной деятельности, представляет собой работу извращения, действительное окончание которой есть самый полный и самый грубый материализм; что касается второй фазы, то она более специальным образом может быть охарактеризована как работа разрушения (так как именно к этому она непосредственно ведет), до того момента, как закончится учреждением «духовности наизнанку», как мы это уже назвали и что далее будет ещё яснее. Тонкие низшие силы, которые призываются в этой второй фазе, поистине могут быть квалифицированы как «разрушающие» силы со всех точек зрения; мы также могли применять слово «разрушение» в случае употребления «наоборот» всего того, что осталось от древних традиций, покинутых духом; впрочем, всегда в сходных случаях речь идёт об этом, так как в таких условиях эти испорченные остатки с необходимостью сами падают в низшие районы тонкой области. Мы дадим другой, особенно четкий пример работы разрушения, который представляет собою намеренное переворачивание законного и нормального смысла традиционных символов; к тому же, это предоставит нам случай более полно высказаться по вопросу двойного смысла, который вообще содержат символы сами по себе и на который по ходу нашего настоящего исследования мы достаточно часто опирались, чтобы счесть уместным дать теперь несколько уточнений.