Le Caire, 18 janvier 1938
[...] La question du lieu d’origine des “Tantras” n’est pas très claire ; en tout cas, je ne pense pas que leShaka-dwîpa puisse être identifié à la Chaldée comme le dit A. Avalon ; suivant l’interprétation la plus plausible, ce serait la Scythie, ce qui indiquerait en somme encore une origine “nordique”, en passant par l’Asie centrale. Cela expliquerait d’ailleurs que le rite desBön-pos du Thibet, antérieurs au Bouddhisme et non influencés par l’Inde, présente des similitudes avec le Tantrisme, car il y aurait ainsi une origine commune.
À propos du Bouddhisme, certains pensent que lesShâkyas auraient été originairement des Shakas (Scythes) “hindouisés” depuis une époque plus ou moins reculée. Du côté occidental, les influences sont moins faciles à déterminer, quoiqu’il soit assurément possible qu’il y en ait eu aussi. Les analogies que vous remarquez avec l’hermétisme ne sont pas contestables, mais l’origine de l’hermétisme lui-même ne semble guère pouvoir être recherchée dans la même direction ; alors la source commune serait beaucoup plus éloignée dans ce cas... On pourrait d’ailleurs dire aussi que toutes les doctrines adaptées spécialement auKali-Yuga doivent par là même avoir quelque chose de “tantrique”, au sens le plus large de ce mot.
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Каир, 18 января 1938 г.
(перевод на русский язык отсутствует)