Le Caire, 23 mai 1937
Cher Monsieur,
Ce mot se croisera peut-être avec une lettre de vous, mais j’aime mieux ne pas attendre davantage pour une chose que je voulais vous demander depuis quelques temps déjà. Voici de quoi il s’agit : M. Clavelle avait été intrigué par ce que vous lui avez écrit au sujet d’Alî Abdul-Haqq, et il m’avait demandé des explications à ce sujet. Je lui ai dit en résumé ce dont il s’agissait, mais il voit là des rapprochements possibles avec certaines autres choses, et, pour cette raison, il serait heureux d’avoir plus de détails à ce sujet. Voudriez-vous donc avoir l’obligeance de lui envoyer la copie des réponses que vous m’avez communiquées ? Je m’excuse de vous demander cela, mais je suis toujours si occupé, comme vous le savez, que je n’arriverais pas à trouver le temps de transcrire tout cela moi-même ; merci d’avance.
M. Vâlsan m’écrit qu’il va quitter Paris très prochainement pour rentrer à Bucarest ; vous aurez donc sans doute l’occasion de le voir d’ici peu, et il pourra alors vous donner des explications plus complètes en ce qui concerne l’affaire de Magl. ; il doit d’ailleurs m’envoyer encore des notes complémentaires sur différents points. Il me dit qu’il a reçu dernièrement une lettre de vous.
M. Clavelle m’a dit, il y a quelques temps déjà, qu’il vous a renvoyé, sur votre demande, la dernière partie de votre travail pour que vous y fassiez quelques additions. Je pense que ce qui reste encore avant cela doit paraître dans le n° de ce mois-ci. – Puisque la publication de ce travail va bientôt se terminer, vous sera-t-il possible de repenser au projet, dont vous m’aviez parlé après votre visite au Mont Athos, d’une étude sur les icônes et leur symbolisme ?
Croyez, je vous prie, cher Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.
René Guénon
Каир, 23 мая 1937 г.
(перевод на русский язык отсутствует)