Le Caire, 13 juillet 1950
[…] Il ne faut pas en vouloir à S. Ibr.[Titus Burckhardt] pour ce qu’il m’a écrit de Dublin , car il a certainement cru bien faire en me citant quelques extraits d’une lettre qu’il venait de recevoir de vous ; seulement, la vérité est qu’il y avait là des phrases détachées dont il était impossible de savoir à propos de quoi elles étaient venues. Si j’ai relevé celle qui se rapportait à la Maç∴, c’est parce qu’il m’a paru qu’il pouvait y avoir là quelque équivoque ; je sais d’ailleurs très bien que c’est Clav. qui vous a déconseillé de recevoir Cerf, car il me l’a écrit lui-même à l’époque, et ce qu’il vous a dit de ses défauts, notamment de sa vanité, n’est malheureusement que trop vrai ; que Cerf ait été déçu ou même blessé, c’est assurément très possible dans ces conditions… Mais, en laissant de côté cette question tout à fait « personnelle », ce que j’ai voulu dire, c’est que, pour pouvoir aboutir à quelque chose, il aurait fallu pouvoir trouver des modalités compatibles avec la forme particulière de l’initiation maçonnique, ce qui est très difficile à apprécier pour qui n’a pas une connaissance directe de celle-ci. J’ai donné quelques précisions se rapportant à cette question dans mon article « Travail initiatique collectif et « présence » spirituelle ». À part cela, il est bien entendu que je suis tout à fait de votre avis sur la distinction qu’il convient de faire entre la Maç∴ en elle-même et la mentalité de certains Maçons et même de certaines collectivités maçonniques actuelles ; mais du reste, à notre époque, il y aurait sûrement lieu de faire aussi une distinction semblable dans bien d’autres cas, à commencer par celui du Christianisme lui-même… […]
Каир, 13 июля 1950 г.
(перевод на русский язык отсутствует)