Le Caire, 8 mai 1938
[...] Il me semble en effet qu’il serait bon de tenter tout d’abord une sorte d’« expérience » avec quelques articles, si toutefois vous pouvez trouver une revue qui soit disposée à les accepter et où ils ne soient pas trop « déplacés » (ce n’est d’ailleurs pas seulement au Brésil que cela est difficile à trouver). Naturellement, je m’en rapporte à vous pour le choix de ceux qui pourraient convenir le mieux, car il est évident que c’est là une chose dont vous pourrez vous rendre compte mieux que moi. Je vous prierai seulement de vouloir bien écrite à Chacornac pour lui demander l’autorisation de traduire les dits articles ; bien entendu, il ne s’agit que d’une autorisation de pure forme, qu’il vous donnera sans difficulté (d’autant plus que je vais le prévenir moi-même) et sans vous demander de droits ; mais il est assez susceptible, et naturellement, nous avons, à cause de la revue, bien des raisons de ne pas risquer de le contrarier ou de le mécontenter d’une façon quelconque. [...] Pour la « Crise du Monde moderne », il y aura lieu de s’adresser à Monsieur R. Denoël, 19 rue Amélie, Paris (7e
), qui a racheté ce volume (ainsi que « L’Homme et son devenir ») à la suite de la faillite des éditions Bossard.
Pour la traduction d’Evola, je dois dire qu’il m’a proposé certaines modifications qu’il considérait comme nécessitées par les conditions spéciales existant actuellement en Italie ; j’ai dû les accepter (non pas toutes cependant), mais j’aurais assurément préféré que la traduction soir entièrement conforme à mon texte.
Je vois avec plaisir que vous avez suivi la transformation progressive du « Voile d’Isis » et que vous vous êtes bien rendu compte des difficultés qu’il a fallu surmonter ; je vous assure que cela a demandé de la patience, mais du moins le résultat est satisfaisant ; c’est bien pourquoi nous devons savoir gré à Chacornac d’avoir peu à peu admis tout ce que nous voulions faire, et cela malgré toutes sortes de gens qui essayaient de le terroriser pour l’en détourner... [...]
Каир, 8 мая 1938 г.
(перевод на русский язык отсутствует)