Paris, 4 janvier 1924
Monsieur,
Je dois commencer par m’excuser de vous avoir fait attendre si longtemps ma réponse, et aussi par vous remercier de votre brochure “Noterelle iniziatiche”, que vous m’avez envoyée il y a quelques mois déjà et dont je n’avais pu vous accuser réception, ne connaissant pas alors votre adresse.
Quant à votre Revue, je ne puis assurément qu’accepter en principe une offre de collaboration qui m’est faite si aimablement, d’autant plus que j’approuve entièrement votre intention de créer un organe tout à fait indépendant de tout groupement ou école quelconque ; ce n’est pas seulement en Italie, d’ailleurs, qu’un tel organe fait défaut. Malheureusement, il ne m’est pas possible de vous promettre une collaboration très régulière, car j’ai déjà beaucoup d’occupations.
Il faut maintenant que je demande quelques explications complémentaires ; et, tout d’abord, quand pensez-vous réaliser votre projet ? Comptez-vous commencer prochainement la publication ? Ensuite, quels seront le format et le nombre de pages de la Revue ? Ceci pour savoir quel genre d’articles conviendra le mieux ; quelles devront en être approximativement les dimensions moyennes ? Préférez-vous des articles courts, à publier en une seule fois, ou accepterez-vous aussi des études plus étendues, quand même elles ne pourraient paraître qu’en plusieurs numéros ? Vous serez bien aimable de répondre à toutes ces questions lorsque vous aurez quelques instants, afin que je voie un peu ce que je pourrai faire.
J’ai un quatrième volume, “Orient et Occident”, qui est entièrement prêt et va sans doute paraître bientôt (cela ne dépend plus que de l’éditeur), et je prépare en ce moment un ouvrage sur le Védânta.
Je vous prie de vouloir bien transmettre mon meilleur souvenir à Armentano et à Guerrieri, dont j’ai été très heureux d’avoir des nouvelles par votre lettre, et d’agréer pour vous-même l’expression de mes sentiments très distingués.
René Guénon
Париж, 4 января 1924 г.
(перевод на русский язык отсутствует)