Paris, 10 février 1920
Chère Mademoiselle,
J’ai reçu votre lettre samedi, et hier seulement le manifeste de la “Revue Universelle” qu’elle m’annonçait. Merci de cet envoi ; Germain n’a pas pu retrouver son exemplaire. Bien entendu, je vous le rendrai quand j’en aurai pris connaissance.
Nous regrettons bien que vous ne veniez pas à Paris en ce moment ; peut-être pourrez-vous tout de même en trouver le temps un de ces jours. Quant à nous, nous acceptons en principe votre invitation à aller vous voir à Saint-Germain mais ce ne pourra être que dans quelque temps, car nous sommes encore tous plus ou moins enrhumés, et de plus, ayant mal au pied, j’évite de marcher autant que cela n’est pas absolument indispensable.
Mon travail, dont je continue toujours à m’occuper, n’est pas encore tout à fait terminé, mais je pense n’en avoir plus pour bien longtemps maintenant. Nous avons été chez Monsieur Rouart, il nous a confié les modèles d’images.
Croyez, Chère Mademoiselle, à notre sympathique souvenir.
René Guénon
Париж, 10 февраля 1920 г.
(перевод на русский язык отсутствует)