Le Corpus minskois de René Guénon

Le Caire, 15 octobre 1950

Cher Monsieur,

Je viens de recevoir le faire-part de la mort de Madame votre mère, et je tiens à vous dire sans retard la part que je prends à votre peine, car, malgré son grand âge, la séparation n’en est pas moins toujours douloureuse. Il est du moins heureux que vous ayez pu la garder si longtemps, en dépit de ce que vous me disiez, il y a déjà plusieurs années, des inquiétudes que sa santé vous causait alors...

J’ai appris, il y a quelques mois, que vous aviez été souffrant et que cela vous avait obligé à ajourner divers déplacements que vous projetiez à ce moment-là ; mais j’ai su aussi par la suite que vous étiez heureusement rétabli. Préau, dans sa dernière lettre, me disait n’avoir pas eu de vos nouvelles depuis assez longtemps, mais je veux croire que cela n’est dû qu’à vos occupations et que vous ne vous êtes pas ressenti de nouveau de ce lumbago qui a dû vous faire bien souffrir !

Ici, tout va bien en somme, quoique l’été ait été plus chaud qu’à l’ordinaire et que la période du Ramadân surtout ait été assez fatigante à cause de cette chaleur.

Croyez toujours, je vous prie, cher Monsieur, à mes bien cordiaux sentiments.

René Guénon

Recherche

Si vous souhaitez devenir mécène afin que
la traduction de ce texte paraisse plus tôt dans le corpus —
écrivez à l’éditeur par courriel
ou via Telegram.

Signaler une correction