Paris, le 12 mars 1912
T∴ C∴ F∴
Je commence à être sérieusement inquiet de n’avoir pas eu de tes nouvelles depuis si longtemps. Qu’y a-t-il ? N’as-tu pas reçu ma dernière lettre ?
Comme tu le vois par celle-ci, je suis encore ici en ce moment ; mais il est maintenant à peu près sûr que je partirai pour l’Égypte dans le courant du mois prochain, malgré tous les retards que nous avons eus de différents côtés.
Toujours très occupé, je t’écris seulement ces quelques mots à la hâte pour te prier de me rassurer en me donnant de tes nouvelles le plus tôt qu’il te sera possible.
Je ne sais pas ce qu’est devenu Gallo ; il doit être toujours ici, mais personne ne l’a plus revu.
J’espère que “La Gnose” te parvient toujours régulièrement, mais nous avons eu beaucoup de retard pour les derniers nos, par la faute des imprimeurs.
N’oublie pas de transmettre mon meilleur souvenir à Guerrieri et de me donner aussi de ses nouvelles.
Ton bien frat∴ et affectueusement dévoué,
René Guénon