Comptes rendus
Proceedings of the Aristotelian Society. New series, vol. XVIII, 1917-1918. Londres, Williams and Norgate, 1918 ; vol. In 8°, 655 pages1.
E. E. Constance Jones. – Practical dualism. – (Le dualisme pratique.) C’est un exposé de la façon dont Sidgwick, dans ses Methods of Ethics, envisage ce qu’il appelle le « dualisme de la raison pratique » : il entend par là que la conduite humaine relève de deux principes également essentiels, qui sont la « bienveillance rationnelle » et l’« amour de soi rationnel ». Ces deux principes, qui représentent respectivement l’altruisme et l’égoïsme, peuvent sembler contradictoires entre eux ; mais Miss Jones essaie de montrer que, en réalité, le premier implique ou inclut le second.
Une simple remarque : « accepter la moralité du sens commun, mais en cherchant à lui donner une base philosophique », c’est bien là un caractère de presque toutes les théories morales ; mais n’est-ce pas en même temps une preuve que ces théories sont artificielles au fond, et que chaque philosophe ne cherche qu’à justifier, selon ses propres idées, une pratique dont l’existence est parfaitement indépendante de toute construction de ce genre ?
S. Alexander. – Space-time. – (L’espace-temps).
C’est un extrait d’un travail plus étendu, dans lequel l’auteur se propose d’examiner la relation qui existe entre l’espace et le temps, considérés comme réalités empiriques. L’espace et le temps, pour lui, dépendent l’un de l’autre et s’impliquent mutuellement, de telle façon qu’ils ne constituent à proprement parler qu’une réalité unique, l’« espace-temps ». C’est le temps qui rend l’espace continu en assurant sa divisibilité ; et, de même, c’est aussi l’espace qui rend le temps continu en assurant la connexion de ses parties. L’« espace-temps » est un système de « points-instants », c’est-à-dire de lignes de mouvement reliant les points ou les instants entre eux. Le temps est successif, irréversible et transitif, et ces trois caractères correspondent aux trois dimensions de l’espace ; l’habitude de représenter le temps spatialement exprime le caractère intrinsèque du temps lui-même.
M. Alexander indique, à titre de conséquence, une hypothèse d’après laquelle les choses qui existent dans l’espace et dans le temps ne seraient que des complexes d’« espace-temps », c’est-à-dire de mouvement, et la relation du temps à l’espace serait analogue à celle de l’esprit au corps. C’est là une théorie extrêmement ingénieuse, mais nous ne pouvons en dire plus, car nous ne voudrions pas nous risquer à porter un jugement sur un aperçu vraiment trop sommaire et trop incomplet.
B. Bosanquet, A. S. Pringle-Pattison, G. F. Stout et Lord Haldane. – Do finite individuals possess a substantive or an adjectival mode of being ? – (Les individus finis possèdent-ils un mode d’être substantif ou adjectif ?) La question discutée est en somme celle-ci : peut-on regarder les êtres individuels comme des substances, et en quel sens doit-on l’entendre ? Si on définit la substance suivant la conception aristotélicienne, c’est-à-dire comme un sujet qui ne peut pas être prédicat, M. Bosanquet pense que c’est là un caractère qui est attribué aux « choses » comme telles, et qui ne convient pas à la nature des individus finis spirituels. Pour lui, les individus ne sont pas envisagés tels qu’ils sont s’ils sont pris distinctement et à part du tout dont ils font partie, ce qui est le cas lorsqu’on les considère comme des sujets irréductibles ; si on les prend dans leur réalité totale, ils sont plutôt des caractères prédicables de l’univers. Il nous semble, disons-le en passant, que M. Bosanquet confond parfois une idée « abstraite », c’est-à-dire l’idée d’une qualité isolée de son sujet, et une idée « extraite », c’est-à-dire l’idée d’une partie séparée du tout ou de l’ensemble auquel elle appartient ; il faudrait d’ailleurs savoir d’une façon précise comment il conçoit ce qu’il appelle « l’univers », lorsqu’il dit que la relation des individus à l’univers est une relation de subordination et non de coordination. Quoi qu’il en soit, il entend la vraie substantialité des individus spirituels d’une toute autre façon, comme « intentionnelle », et comme consistant dans leur prétention à l’unité et à la liberté, qui ne sont d’ailleurs jamais complètement réalisées. On pourrait dire alors que les individus deviennent d’autant plus « substantifs » et libres qu’ils se reconnaissent plus « adjectifs », c’est-à-dire plus dépendants de tout l’ensemble dont ils font partie ; et c’est seulement en se dépassant et en sortant d’eux-mêmes en quelque façon qu’ils tendent à réaliser leur substantialité et la plénitude de leur existence.
La confusion que nous croyons trouver chez M. Bosanquet et que nous signalions tout à l’heure, M. Pringle-Pattison semble l’avoir aperçue également, quand il lui reproche de transformer illégitimement la relation entre tout et partie en une relation entre substance et accident, et d’arriver par là à une conception de la « Réalité » qui rappelle la Substance de Spinoza. M. Pringle-Pattison pense que le but vers lequel tout tend est la réalisation de plus en plus complète de l’individualisation, tandis que M. Bosanquet paraît prendre une position inverse ; peut-être y a-t-il une part de vérité chez tous deux, et chacun ne voit-il qu’un côté de la question, qui, envisagée métaphysiquement, est celle des rapports de l’individuel et de l’universel ; mais ici la discussion nous fait l’effet de s’égarer quelque peu sur le terrain moral et religieux. Du reste, l’intervention de certaines considérations d’ordre moral, et même social, est probablement nécessaire pour comprendre comment M. Bosanquet est amené à sa conception de la substantialité, si différente de la conception traditionnelle dont la base est purement logique.
C’est au point de vue logique que se place avant tout M. Stout pour examiner la thèse de M. Bosanquet : sa théorie de la prédication, dit-il, suppose essentiellement que la partie est un attribut du tout, et que tout attribut de la partie comme telle est aussi un attribut du tout comme tel. En réalité, ce qui est un attribut du tout, c’est qu’il contient une certaine partie : la relation du tout à la partie est elle-même un adjectif, et est par suite irréductiblement distincte de sa propre relation à son substantif. Si donc il n’est pas possible d’admettre la théorie générale de la prédication, on devra rejeter par là même son application à la conception des êtres individuels. M. Stout soutient d’ailleurs que les individus finis ont une valeur propre, non seulement en tant qu’individus, mais encore en tant que finis, en ce sens qu’ils présentent des caractéristiques positives qui présupposent leur limitation.
Lord Haldane cherche à expliquer les positions respectives de M. Bosanquet (auquel il associe M. Bradley) et de M. Pringle-Pattison en les rattachant à l’ensemble de leurs conceptions générales. Toutes deux lui paraissent procéder également d’un « idéalisme objectif » de type hégélien, mais avec des tendances différentes ; et il leur trouve un défaut commun dans l’emploi qui y est fait, d’une façon plus ou moins déguisée, de la notion de substance. Pour lui, aucun des deux termes substantif et adjectif n’exprime d’une façon adéquate le mode d’être des individus finis, parce que ces termes évoquent la relation d’une chose et de ses propriétés, tandis que nous sommes ici à un degré plus élevé de la réalité. Il insiste avec raison sur le danger des métaphores et des images empruntées à notre expérience du monde extérieur ; à ce propos, il exprime même le vœu de voir les métaphysiciens employer une terminologie aussi rigoureuse que celle des mathématiciens. Nous sommes tout à fait de cet avis, mais il nous semble en même temps que ce vœu serait facilement réalisable si l’on arrivait simplement à comprendre que les questions métaphysiques doivent être traitées métaphysiquement.
L. Susan Stebbing. – The philosophical importance of the verb « to be » (L’importance philosophique du verbe « être »).
Il s’agit de préciser la signification du verbe « être », ou plutôt les différentes significations qu’il peut avoir dans les propositions, et, pour cela, de marquer une distinction entre « être », « existence » et « réalité ». L’être, suivant M. Russell, se distingue en « existant » et « subsistant » : l’« existant » peut être réel ou irréel, ce dernier étant seulement un objet pour la pensée et ne faisant pas partie d’un système causal ; le « subsistant », forme logique de l’être, peut être contradictoire ou non-contradictoire. Il résulterait de cette division que l’« existant » n’est pas nécessairement en conformité avec les principes logiques, bien qu’il ne soit connaissable qu’à cette condition ; une telle conclusion est assurément assez discutable. Une autre question intéressante est celle qui concerne les propositions « existentielles » : l’auteur soutient qu’elles ne diffèrent en rien des autres propositions quant à leur forme, et que celle-ci ne peut aucunement nous renseigner sur la nature ou le mode d’être du sujet.
A.-N. Whitehead, Sir Oliver Lodge, J.-W. Nicholson, Henry Head, Mrs Adrian Stephen et H. Wildon Carr. – Time, space and material : are they, and if so in what sense, the ultimate data of science ? – (Le temps, l’espace et la matière : sont-ils les données ultimes de la Science ? et, s’ils le sont, en quel sens ?) – Aristotelian Society. Supplementary vol. II. Problems of Science and Philosophy. – Londres, Williams and Norgate, 1919 ; vol. in-8° 220 pages2.
Ce volume contient les communications lues à la session tenue en commun, du 11 au 14 juillet 1919, par l’Aristotelian Society, la British Psychological Society et la Mind Association.
I. – M. Whitehead reproche aux conceptions scientifiques courantes de ne constituer qu’une systématisation hâtive et simpliste, qui ne s’accorde pas avec les faits : en particulier, la conception du temps comme une succession d’instants ne permet d’établir aucune relation physique entre la nature à un instant et la nature à un autre instant. D’après la théorie qui est ici esquissée, et dont l’auteur doit publier prochainement un exposé plus complet, il faut distinguer dans la nature deux types essentiellement différents d’entités, qui sont les « événements » et les « objets », puis définir certaines relations fondamentales des uns et des autres. Les événements peuvent être regardés comme des relations entre objets, et les objets comme des qualités d’événements ; mais chacun de ces points de vue donne d’ailleurs lieu à des difficultés. La théorie de la matière est la théorie des objets « uniformes » qui donnent aux événements dans lesquels ils sont situés un caractère quantitatif. La conclusion est que la conception d’une quantité de matière ayant une configuration spatiale définie à un instant du temps est une abstraction très complexe, et nullement une donnée fondamentale de la science.
II. – Pour Sir Oliver Lodge, ce que nous saisissons immédiatement et primitivement, c’est le mouvement et la force ; le temps, l’espace et la matière sont des inférences, des abstractions basées sur ces données et destinées à les interpréter. Cette conception, dont les principales notions des sciences physiques peuvent en effet se déduire d’une façon cohérente, suppose essentiellement que nos « expériences » les plus directes sont les sensations musculaires. En terminant, l’auteur met en garde contre toute théorie qui introduit la discontinuité dans l’espace, le temps, ou même l’énergie.
III. – Cette dernière remarque vise plus particulièrement la nouvelle théorie physique du « quantum ». D’après M. Nicholson, cette théorie implique l’existence d’une nouvelle constante universelle de la nature, qui serait, non pas un minimum d’énergie, mais un minimum d’action ; elle s’appliquerait d’ailleurs exclusivement aux phénomènes « microscopiques » (pour lesquels les conceptions de la force et de l’énergie ne seraient plus des données fondamentales), tandis que l’ancienne physique demeurerait valable pour les phénomènes « macroscopiques ». Le temps, l’espace et la matière seraient des données fondamentales communes à la physique tout entière, parce qu’ils entrent dans l’expression de toutes les constantes universelles qui existent dans la nature.
IV. – M. Head, admettant que toute sensation est la résultante d’innombrables changements d’ordre purement physiologique, s’attache spécialement à déterminer la base physiologique des aspects spatial et temporel de la sensation. Ces aspects seraient entièrement distincts des aspects qualitatif et affectif et pourraient en être dissociés ; tandis que ces derniers dépendraient de l’activité de la couche optique, ils seraient dus à celle de la couche corticale du cerveau.
V. – Mrs Adrian Stephen se place au point de vue bergsonnien (les idées qu’elle expose sont surtout empruntées à Matière et Mémoire), et elle résume ainsi la réponse à la question posée : la matière est l’ultime donnée de la science ; l’espace est la forme que la science impose à ses objets (forme logique ou de la pensée, et non plus forme de la sensibilité comme pour Kant) ; enfin, la science ne peut avoir affaire au temps, parce qu’elle ne peut avoir affaire à la mémoire, c’est-à-dire à l’acte qui transforme la matière en « phénomènes », qui est le principe essentiel de toute vie, et qui distingue l’esprit de la matière.
VI. – Pour conclure cette discussion, M. Wildon Carr insiste surtout sur le « principe de la relativité », qui, pour lui, affecte non seulement la connaissance, mais l’être même de l’espace, du temps et de la matière. La vraie doctrine philosophique, à cet égard, est celle des philosophes du XVIIe siècle, notamment Malebranche et Berkeley : il n’y a pas de grandeurs, il n’y a que des perspectives. Si l’espace, le temps et la matière sont les données fondamentales de la science, cela ne signifie pas qu’ils sont des entités absolues, mais qu’ils sont dérivés de cette perspective particulière qui constitue le système de référence propre aux êtres humains.
Ettore Galli. – Nel dominio dell’« io » – (Dans le domaine du « moi »), 1 vol. in-8°, 206 pp., Società Editrice « Unitas », Milan et Rome, 1919. – Nel mondo dello spirito – (Dans le monde de l’esprit), 1 vol. in-8°, 252 pages, Società Editrice « Unitas », Milan et Rome, 19193.
Le « moi », peut être considéré, soit dans sa constitution interne, dans son contenu subjectif, soit dans son développement extérieur ; c’est sous le premier de ces deux points de vue, que l’on peut appeler statique, qu’il a été étudié le plus généralement. M. Galli, au contraire, a voulu traiter ici la question du point de vue dynamique, et cela en envisageant ce qu’il appelle le sens du « mien » : le « mien » est une expansion du « moi », et, en l’étudiant, on atteint le « moi » dans son processus même de formation. Ce sens du « mien » est d’ailleurs un fait psychologique très complexe ; l’auteur en analyse les éléments constitutifs, puis il en examine les variétés multiples, d’abord suivant les objets auxquels il s’applique, et ensuite suivant la nature propre du « moi » et la diversité des tempéraments individuels. Il y a là des nuances qui nous paraissent vraiment trop subtiles, ainsi qu’il arrive fréquemment chez les psychologues, et, de plus, tout cela est un peu diffus ; ce dernier défaut est d’ailleurs commun à tous les ouvrages de M. Galli, dont la pensée gagnerait certainement à s’exprimer sous une forme plus concise. Les deux derniers chapitres sont consacrés à la formation « psychogénétique » du sens du « mien », étudiée chez l’enfant, et à son origine « phylogénétique », en correspondance avec le développement mental et social de l’humanité ; il y a ici, naturellement, une très large part d’hypothèse ; l’idée essentielle est que le « mien », tout en étant une extension du « moi » sur les choses, est en même temps une condition pour la constitution même du « moi ».
Le second ouvrage comprend quatre parties qui n’ont pas d’autre lien entre elles que de se rapporter toutes à des questions psychologiques. La première est une justification de la valeur de l’introspection comme méthode d’observation ; peut-être est-ce tout de même aller un peu loin en ce sens que de vouloir réduire l’observation externe à l’observation interne, et de prétendre qu’elle ne peut être dite externe que « par convention », sous le prétexte que l’idée ou la représentation que nous pouvons avoir de n’importe quoi est toujours un fait interne. Nous savons bien que les psychologues sont assez coutumiers de cette exagération, qui ne tend à rien moins qu’à faire dépendre toutes les autres sciences de la leur, mais nous doutons fort qu’ils arrivent jamais à faire accepter ce point de vue par les représentants de ces autres sciences. La seconde partie est une étude psychologique et sociologique sur la « plaisanterie » (le mot italien scherzo présente une nuance qu’il est difficile de rendre en français : c’est plus proprement un « tour », bon ou mauvais, que l’on joue à quelqu’un). Dans la troisième, l’auteur analyse le phénomène de l’attente, qu’il s’attache à distinguer soigneusement de l’attention, et dont il envisage séparément différents cas, suivant qu’il y a, par rapport aux événements qui vont se produire, prévision certaine, prévision incertaine, ou imprévision, et aussi, d’un autre côté, suivant les émotions variées qui accompagnent ou suivent l’attente. Enfin, la quatrième partie traite de « la liberté à la lumière de la psychologie » : il semble que M. Galli se soit proposé surtout de montrer que la « liberté d’indifférence » est illusoire et même inconcevable, et qu’il ait voulu pour cela reprendre et développer, en le transposant sur le terrain purement psychologique, l’argument spinoziste de l’« ignorance des motifs » ; mais il a eu le tort de ne pas marquer nettement la distinction qu’il convient de faire entre la prétendue « liberté d’indifférence » et le véritable « libre arbitre », ce dernier s’accommodant fort bien de l’existence des motifs, et la supposant même essentiellement. En somme, ce qui est surtout à retenir dans la conclusion, c’est qu’il n’y a pas de conscience de la liberté ; sur ce point, nous sommes tout à fait d’accord avec l’auteur : la conscience ne peut saisir qu’une croyance à la liberté, et non la liberté elle-même, qui n’est pas de l’ordre des phénomènes mentaux ; mais, s’il en est ainsi, c’est perdre son temps que de chercher à argumenter psychologiquement pour ou contre la liberté ; cette question, parce qu’elle est au fond une question de « nature », n’est pas et ne peut pas être une question psychologique, et on devrait bien renoncer à vouloir la traiter comme telle.
Augustin Jakubisiak. – Essai sur les limites de l’espace et du temps – 196 pp., Alcan, Paris, 19274.
Bien que cette thèse paraisse, d’après son titre, devoir être d’ordre cosmologique, elle débute par une interprétation ontologique des principes logiques, qui nous semble d’ailleurs assez contestable quant à l’application qui en est faite à l’« être concret » et quant à l’affirmation de « discontinuité » qu’on veut en tirer. L’auteur développe ensuite les conséquences de cette interprétation, conséquences non point « métaphysiques » comme il l’annonce tout d’abord, mais proprement « physiques » au sens étymologique de ce mot ; plus précisément encore, elles sont en grande partie « épistémologiques », c’est-à-dire qu’elles relèvent surtout de la philosophie des sciences telles qu’on l’entend aujourd’hui. Il y a donc là une multiplicité de points de vue qui ne va pas sans quelque confusion, à laquelle s’ajoute encore l’emploi d’une terminologie parfois trop peu précise. Il y a pourtant des choses remarquables dans la critique qui est faite de certaines théories ; mais pourquoi attacher tant d’importance à l’état actuel de la science et à des conceptions qui n’auront sans doute qu’une durée éphémère ? La partie constructive de l’ouvrage renferme des assertions bien discutables : discontinuité de l’espace, explication spatiale du nombre ; et l’extension des notions d’espace et de temps à toute simultanéité et à toute succession (qui se trouve aussi chez Leibnitz) est vraiment abusive. Dans la conclusion, l’auteur cherche à accorder sa théorie avec la révélation chrétienne, et les remarques auxquelles il est amené par là ne sont pas, dans son livre, ce qui est le moins digne d’intérêt.
- 1. Les comptes rendus suivants ont paru dans la Revue philosophique, juil. 1919 ; repris dans la revue Science Sacrée, nº special René Guénon, 2003. [N.d.É.] ↑
- 2. Revue philosophique, mars-avril 1920 ; repris dans la revue Science Sacrée, nº special René Guénon, 2003. [N.d.É.] ↑
- 3. Revue philosophique, mai-juin 1921 ; repris dans la revue Science Sacrée, nº special René Guénon, 2003. [N.d.É.] ↑
- 4. Vient de paraître, mai 1928. [N.d.É.] ↑
Отзывы и обзоры
(перевод на русский язык отсутствует)