Novembre 1932
– Die Säule (n°4 de 1932) publie un nouvel article sur le Yi-King, envisagé comme « livre d’oracles », c’est-à-dire au point de vue divinatoire.
– Dans le Symbolisme (n° d’août-septembre), deux articles d’Oswald Wirth, dont le premier, intitulé Notre unité spirituelle, vise à faire comprendre que ce n’est pas l’unité administrative qui importe à la Maçonnerie, et que d’ailleurs « uniformiser ne veut pas dire unifier », ce qui est tout a fait exact. Le second, consacré à Cagliostro (à l’occasion du livre récent de M. Constantin Photiadès), résume sa biographie d’une façon quelque peu tendancieuse, prétendant réduire son rôle à celui d’une sorte de charlatan doublé d’un « intuitif » (au sens vulgaire du mot), ce qui nous paraît insuffisant à tout expliquer. – Dans le n° d’octobre, l’article du même auteur porte un titre quelque peu inattendu : Montaigne et l’Art royal ; que vient faire là ce « penseur » qui n’exprima jamais qu’une « sagesse » à courte vue et exclusivement « humaine », c’est-à-dire profane ? On nous dit, il est vrai, qu’« il s’est arrêté en route au point de vue initiatique », et que « même son apprentissage n’a pas été poussé jusqu’au bout » ; mais de quelle initiation s’agit-il ? À quelle organisation traditionnelle Montaigne a-t-il bien pu être rattaché ? Nous doutons fort qu’il l’ait jamais été à aucune ; et d’ailleurs nous trouvons là, sur la nature des « épreuves » initiatiques, une confusion due à l’oubli de leur caractère essentiellement rituélique, confusion dont nous avons rencontré d’autres exemples, et sur laquelle nous aurons sans doute l’occasion de nous expliquer prochainement. – Sous le titre : Un complément rituélique, Armand Bédarride exprime le vœu qu’on fasse entrer dans les hauts grades maçonniques, sous une forme symbolique, des enseignements tirés des doctrines orientales ; ce n’est certes pas à nous qu’il convient de contester l’excellence de l’intention, mais nous devons pourtant déclarer franchement qu’elle repose sur une conception tout à fait erronée. La Maçonnerie, qu’on le veuille ou non, représente une forme initiatique occidentale, et il faut la prendre telle qu’elle est ; elle n’a pas et n’aura jamais, quoi qu’on fasse, qualité pour conférer l’initiation à des traditions orientales ; même en admettant, chose bien improbable, une réelle compétence chez ceux qui seraient chargés de rédiger les nouveaux rituels (il faut espérer tout au moins qu’ils ne parleraient pas de Christna !), tout cela n’en serait pas moins, au point de vue initiatique, rigoureusement nul et non avenu (et c’est déjà trop, dans cet ordre d’idées, que certain « historien des religions » ait eu la fantaisie de transformer, dans l’obédience qu’il présidait, un grade hermétique en un prétendu grade « bouddhique ») ; d’ailleurs, l’article que nous consacrons d’autre part à la « régularité initiatique » en donne plus explicitement les raisons, ce qui nous dispense d’y insister davantage.
Ноябрь 1932 г.
(перевод на русский язык отсутствует)