Quelques documents inédits sur L’ordre des élus coëns1
Nous avons fait allusion, à diverses reprises, à l’Ordre des Élus Coëns, fondé par Martinès de Pasqually. Dans sa préface au Traité de la Réintégration des Êtres, le « Chevalier de la Rose Croissante » déjà fréquemment cité par nous, écrit :
« Cet homme (Martinès), d’un désintéressement et d’une sincérité au-dessus de tout soupçon, s’efforça de ramener aux principes essentiels de la Franc-Maçonnerie certaines Loges qui s’en étaient très sensiblement écartées à cette époque (c’est-à-dire dans la seconde moitié du XVIIIe siècle), par suite d’une série d’événements qu’il est inutile de rapporter ici.
« La tâche de Martinès était difficile : parcourant successivement, de 1760 à 1772, les principales villes de France, il sélecta au sein des ateliers maçonniques ce qu’il jugea pouvoir servir à constituer un noyau, un centre pour ses opérations ultérieures. Délivrant au nom de son Tribunal Souverain, établi à Paris dès 1767, des patentes constitutives aux Loges clandestines des provinces, il n’hésita pas à recruter aussi au dehors des hommes qui lui parurent dignes du ministère qu’ils auraient à exercer2.
« C’est ainsi que se forma ce que M. Matter appelle avec justesse le Martinisme3, et qui, sous le nom de Rite des Élus Coëns, n’est autre chose qu’une branche très orthodoxe de la véritable Franc-Maçonnerie, greffée sur l’ancien tronc et basée sur un ensemble d’enseignements traditionnels très précis, transmis suivant exactement la puissance réceptive acquise par ses membres au moyen d’un travail entièrement personnel. La théorie et la pratique se tenaient étroitement ».
Nous avons cité cet extrait pour fixer le véritable caractère des Élus Coëns. Voici maintenant quelques détails ayant trait au rôle joué dans cet Ordre par Louis-Claude de Saint-Martin, et qu’il est également bon de rappeler pour dissiper certaines confusions :
« Peu d’années après le départ de Martinès de Pasqually pour les Antilles (1772), une scission se produisit dans l’Ordre qu’il avait si péniblement formé, certains disciples restant très attachés à tout ce que leur avait enseigné le Maître, tandis que d’autres, entraînés par l’exemple de Saint-Martin, abandonnaient la pratique active pour suivre la voie incomplète et passive du mysticisme4. Ce changement de direction dans la vie de Saint-Martin pourrait nous surprendre si nous ne savions pas combien, durant les cinq années qu’il passa à la Loge de Bordeaux, le disciple avait eu d’éloignement pour les opérations extérieures du Maître…
« L’enseignement de Rodolphe de Salzmann contribua beaucoup à doter la France d’un mystique remarquable, mais cet enseignement ne put ouvrir à Saint-Martin la doctrine de l’éminent théurge de Bordeaux (c’est-à-dire de Martinès)…
« Nous ne nous sommes étendu sur les particularités de la vie de Saint-Martin que pour montrer que c’est bien à tort que des historiens mal informés attribuèrent au théosophe d’Amboise la succession du théurge de Bordeaux, et que d’autres, encore plus mal documentés, en ont fait le fondateur d’un Ordre du Martinisme. Saint-Martin ne fonda jamais aucun Ordre ; il n’eut jamais cette prétention, et le nom de Martinistes désigne simplement ceux qui avaient adopté une manière de voir conforme à la sienne, tendant plutôt à s’affranchir du dogmatisme rituélique des Loges et à le rejeter comme inutile5. »
Ainsi, tout ce qui concerne les Élus Coëns doit être rapporté exclusivement à Martinès6, et c’est un non-sens que d’attribuer à cet Ordre ou à la doctrine qu’il professait le nom de Martinisme : c’est là ce que nous tenions à bien faire ressortir avant tout.
Les documents qui ont été publiés sur l’Ordre des Élus Coëns sont assez peu nombreux ; les plus importants sont ceux dont nous avons déjà parlé, et qui forment deux volumes de la Bibliothèque Rosicrucienne, publiée sous les auspices du Rite de Misraïm. Le premier est l’ouvrage de Martinès lui-même, intitulé Traité de la Réintégration des Êtres dans leurs premières propriétés, vertus et puissance spirituelles et divines. Le second renferme les Enseignements secrets de Martinès de Pasqually, tels qu’ils ont été recueillis et exposés par Franz von Baader.
D’autre part, l’ouvrage de Papus sur Martinès de Pasqually contient des lettres de provenances diverses, dont certaines sont intéressantes, mais qui ne sont pas toujours présentées d’une façon parfaitement intelligible. À ce même ouvrage sont joints, en appendice, les Catéchismes des grades suivants : 1° Apprentif Élu Coën ; 2° Compagnon Élu Coën ; 3° Maître Particulier Élu Coën ; 4° Maître Élu Coën ; 5° Grand Maître Coën, surnommé Grand Architecte ; 6° Grand Élu de Zorabel, soi-disant Chevalier d’Orient7.
Dans cette nomenclature, assez courte comme on le voit, nous ne pensons rien avoir omis d’important ; les moindres fragments authentiques relatifs aux Élus Coëns sont donc intéressants en raison de leur rareté même.
Les documents que nous allons publier ici consistent en une série d’Instructions données, au début de l’année 1774, aux Élus Coëns de Lyon. Ceux-ci appartenaient à la Loge La Bienfaisance, présidée par Willermoz ; mais cette Loge, dans son ensemble, n’a jamais pratiqué le Rite des Élus Coëns, comme certains l’ont prétendu à tort. À ce propos, le « Chevalier de la Rose Croissante » écrit encore8 :
« Nous ferons observer à M. Papus, qui parle d’une Loge d’Élus Coëns siégeant à Lyon, à partir de 1765, sous la présidence de Willermoz, qu’il n’y avait encore à Lyon, au commencement de 1770, que six Élus Coëns, dont Willermoz, à peine initiés. »
À cette époque, ils firent des propositions à Martinès pour obtenir la fondation d’un établissement régulier ; mais il ne semble pas que ces démarches aient été couronnées de succès.
Il est donc très probable qu’il n’y eut jamais à Lyon une organisation complète des Élus Coëns, d’autant plus que Saint-Martin, qui passa précisément dans cette ville l’année 1774, et qui y écrivit alors son livre des Erreurs et de la Vérité, parle simplement « d’un cercle qu’il instruisait chez M. Villermas (sic) »9, expression qui ne saurait s’appliquer à une Loge régulière « juste et parfaite ». D’ailleurs, à la suite du Couvent de Lyon, en 1778, la Loge La Bienfaisance adopta définitivement le Régime Écossais Rectifié », que Papus « a jugé utile de baptiser Willermozisme »10, mais qui n’eut jamais rien de commun avec l’Ordre des Élus Coëns. La plus grande partie des archives de Lyon, aujourd’hui dispersées, se rapportait naturellement à ce même Régime Rectifié ; l’ignorance de certains auteurs à cet égard leur a fait commettre parfois de singulières confusions11.
Pour en revenir à nos Instructions, nous ne pensons pas qu’elles aient été rédigées par Martinès lui-même, qui, parti pour Port-au-Prince le 5 mai 1772, y mourut le 20 septembre 1774. Cependant, il est certain qu’elles sont directement inspirées de ses enseignements, car elles présentent notamment, en divers endroits, de frappantes analogies avec certains passages du Traité de la Réintégration des Êtres, écrit à Bordeaux dans le courant de l’année 1770.
Nous reproduirons intégralement les six Instructions12 que nous possédons, en respectant scrupuleusement toutes les particularités de langage, de style et même d’orthographe du manuscrit original. Nous nous bornerons à y ajouter, lorsqu’il y aura lieu, quelques notes très brèves, nous réservant d’en commenter ultérieurement les points les plus intéressants.
et le nombre sénaire qui la produit
et ses Rapports avec l’homme
1re Instruction13
Le Créateur voulant former cet Univers phisique de matière apparente pour la manifestation de sa Puissance, de sa Justice et de sa Gloire, le plan qu’il en conçu se présenta à son imagination divine sous une forme triangulaire, à peu près comme le plan ou le dessein d’un tableau se présente à l’imagination du peintre qui l’entreprend avant de commencer l’exécution. Ce plan étant triangulaire, l’ouvrage qui en est provenu devait en porter l’empreinte et être triangulaire ou ternaire comme luy, et il l’est en effet14.
Je dis que la Création universelle matérielle a été opérée par la Créateur pour la manifestation de sa Puissance, de sa Justice et de sa Gloire ; sa Puissance s’est manifestée en effet par l’acte même de la Création qui a été produitte de rien par sa seule volonté ; sa Justice l’a été par la punition des premiers esprits prévaricateurs qu’il a chassés de sa présence. Le Créateur étant immuable dans ses décrets n’a pu les priver des vertus et puissances qui étaient innées en eux par leur principe d’émanation divine, mais il a changé leur Loix d’action spirituelle, il a formé cet Univers matériel où il les a relégué pour être un lieu de privation et pour qu’ils y exerçassent pendant une éternité leur action, Puissance et Volonté mauvaise dans les Bornes qu’il leur a fixé ; de cette manifestation de Puissance et de Justice du Créateur résulte sans contredit celle de sa Gloire, cet Univers devait encore servir pour la manifestation de sa Bonté infinie et de sa miséricorde, ce qui sera expliqué dans son tems.
C’est par le nombre senaire que la Création Universelle a été opérée, ainsi que Moyze le donne à entendre par les six jours dont il parle dans la Genèze, qui ne sont qu’un voile qu’il a employé pour exprimer ce qu’il voulait dire. Le Créateur est un esprit pur, le simple éternel qui ne peut être sujet au tems, d’ailleurs le tems n’a commencé qu’à la Création universelle dont nous parlons, tout ce qui l’a précédé ne pouvait être temporel. Ce ne peut donc être de six jours ni d’aucun Laps de tems déterminé que Moyze a voulu parler, mais bien plutôt des six pensées divines qui ont réellement opéré la Création ; nous apprenons à les connaître par l’addition mistérieuse que l’Ordre enseigne des trois facultés divines qui sont la pensée, la volonté et l’action, ou dans un autre sens que nous expliquerons quand il en sera tems, l’intention, le Verbe et l’opération.
La Pensée est une, simple, indivisible comme l’Esprit qui la produit, elle est le principe de tout acte spirituel libre et par là tient le premier rang entre les trois facultés spirituelles dont nous parlons ; c’est pourquoy nous la comptons 1. Elle engendre la Volonté sans laquelle toute pensée serait nulle et ne produirait rien ; par son rang binaire elle vaut Deux, et en y joignant la pensée dont elle provient, nous la comptons 3, ce qui complète15 le premier ternaire spirituel. Mais la pensée et la Volonté seraient nulles et ne produiraient aucun effet si elles n’étaient mises en acte. C’est cette faculté productrice de l’effet que nous nommons action ; cette action par son rang ternaire vaut 3, et en y ajoutant le ternaire précédent de la pensée et de la Volonté dont elle procède, elle complète le nombre senaire qui a opéré la Création universelle.
Le tableau des trois facultés puissantes innées dans le Créateur nous donne en même tems une idée du mistère incompréhensible de la Trinité, la Pensée donnée au Père 1, le Verbe ou l’intention attribuée au Fils 2, et l’opération attribuée à l’Esprit 3. Comme la volonté suit la Pensée, et que l’action est le résultat de la pensée et de la volonté, de même le Verbe procède de la Pensée, et l’opération procède de la pensée et du Verbe, dont l’addition mistérieuse de ces trois nombres donne également le nombre senaire principe de toute Création temporelle. Vous reconnaissez par cet examen trois facultés réellement distinctes et procédantes les unes des autres et produisantes des résultats différens, et cependant toutes réunies dans le seul, le même être unique et indivisible.
Il vous est enseigné que l’homme fut créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Le Créateur étant pur esprit, ce n’est pas par sa forme corporelle que l’homme peut être son image et sa ressemblance, que ce ne peut donc être que par ses facultés spirituelles, puisque l’être spirituel mineur ou l’homme est une émanation de la divinité et doit participer à l’essence même de cette divinité et à ses facultés. Nous en avons une bien faible image mais sensible dans la reproduction journalière de tous les êtres temporels, mais l’être produit, quoiqu’en similitude de l’être producteur et participant à sa nature, n’est pas pour cela l’être producteur luy-même ; de même l’homme vient de Dieu, participe à son essence et à ses facultés sans être Dieu luy-même ; sans détruire l’image et la ressemblance qui lient l’un à l’autre, il y aura toujours l’immense différence qui doit être entre le Créateur et la Créature. Ainsy donc comme l’homme sens en luy la Puissance ou les facultés distinctes de la Pensée, de la Volonté et de l’action, nous pouvons dire avec vérité qu’il est réellement par ces trois facultés spirituelles qui sont unies en luy la vraye image du Créateur, comme il en est la ressemblance par les trois facultés puissantes qui sont de même innées en luy, la Pensée, le Verbe ou l’intention, et l’opération, dont nous parlerons dans un autre tems et qu’il ne faut pas confondre avec la pensée, la volonté et l’action.
Après avoir expliqué le nombre senaire par la vertu duquel s’est opérée la Création, je vais parler du nombre ternaire producteur des formes et du nombre neuvaire que nous attribuons à la matière, car il ne faut pas confondre non plus cette matière apparente et palpable qui frappe nos sens avec les principes impalpables qui la constituent ; c’est l’union de ces principes mis en action qui composent les corps.
Sur la Création Universelle matérielle temporelle opérée par la vertu du nombre senaire des pensée divines voilées dans la Genèze par les six jours de Moyze.
Addition mistérieuse des trois facultés divines, Pensée, Volonté, Action.
Plan de la Création présente à l’imagination du Créateur sous une forme ▽ e.
Empreinte de ce triangle dans tous les produits de la Création.
Nombre ternaire des essences spiritueuses productrices des formes appelées mistérieusement soufre, sel et mercure.
Essences principes des élémens, élémens principes des corps.
Produittes par les esprits de l’axe, feu central ou feu incréé.
Essences spiritueuses en respect les unes des autres.
Dans leur état d’indifférence ayant leur vitriol inné sans action formoient le Cahos.
Enveloppe du Cahos formé par les esprits de l’axe.
Vieillards dans l’enfance, leur être spirituel quelquefois occupé ailleurs.
Cercle sensible terrestre à l’ouest, visuel au nord, rationel au sud, sensible au sein de la mère, visible pendant la vie, rationnel pendant la Réintégration, sensible de la terre à la lune, visuel de la lune au Soleil, rationel du Soleil à Saturne.
Êtres spirituels mineurs conduits et actionnés par les majeurs dans ces trois cercles.
Libre arbitre détruit par la fonction du majeur, félix culpa.
Esprits mineurs ternaires sont corporels sans intelligence.
L’axe ordinaire est la ligne horizontale qui soutient et traverse la Création.
L’axe feu incréé est tout à la fois l’enveloppe, le soutien et le centre de la Création, et est incréé parce que les esprits ternaires qui le produisent sont émanés et non créés.
L’homme destiné à la molestation des esprits pervers.
Il dérange l’œuvre du Créateur en attentant à sa vie, en faisant des excès. Son corps est un temple. Les jeûnes affaiblissent les attaques de l’ennemi. Les cinq sens sont les portes de l’ennemi et du gardien.
L’âme corporelle ou véhicule réside dans le sang, l’âme spirituelle de même actionne sur le sang ou véhicule adhéré17.
du Lundy 20 Janvier 177418
Émanation quaternaire de l’homme provenant de la quatriple essence divine représentée par la pensée19, la volonté20, l’action21 et l’opération22, dont l’addition mistérieuse complète le nombre denaire 10 ou ⊕, c’est-à-dire la circonférence qui est l’emblème de la puissance éternelle et de la création universelle et son centre qui représente l’unité indivisible d’où tout est provenu et dans laquelle tout sera réintégré.
Émanation quaternaire et puissance privilèges de l’homme représentée par les 4 signes ou caractères appliqués sur luy dans la réception aux prs grades de l’ordre, le 1er sur le cœur rappelle son existence spirituelle même, le 2e sur le côté droit le bon compagnon qui luy est donné pour le diriger, le 3e sur le sommet de la tête l’esprit majeur de double puissance qui actionne et domine23 les 2 autres, et enfin le 4e par la perpendiculaire tirée du sommet de la tête jusqu’à l’estomac représente la divinité même qui préside, dirige et gouverne, et d’où toute puissance provient.
Les trois premiers formant un triangle représente la puissance de l’homme sur la création universelle dès son principe d’émanation quaternaire où il reçut les loix, préceptes et commandemens, qu’il a perdu par la prévarication et qu’il ne peut renquérir qu’en se remettant en correspondance directe avec son nombre quaternaire figuré par la perpendiculaire qui fait le centre du triangle, ce triangle figure encore la puissance ternaire qui luy a été rendue après sa réconciliation sur les trois horizons terrestres ouest, nord et sud, et sur les trois parties de la création universelle, terrestre, céleste, et surcéleste, mais puissance inutile et sans action s’il n’obtient la puissance quaternaire divine figurée par la perpendiculaire.
Correspondance quaternaire de l’homme, sçavoir :
L’homme ou l’être spirituel mineur 1,
L’esprit bon compagnon 2,
L’esprit majeur de double puissance 3,
Le Créateur 4 – 10 –
L’homme était émané et placé au centre des six circonférences ou pensées divines pour commander, diriger, conserver et deffendre la création universelle, il y avait une puissance proportionnée à ces actes, mais après la prévarication il a fallu que le Créateur le remplaça par un être revêtu d’une double puissance bien plus considérable, puisqu’il avait à opérer tous les mêmes actes pour lesquels l’homme avait été destiné, et de plus à diriger soit directement soit par ses agens, à conserver, soutenir et deffendre l’être spirituel mineur et sa forme contre les embûches et les attaques journalières des esprits pervers auxquels il s’est assujéti par la prévarication.
Figure triangulaire de l’homme formée de l’extrémité des mains les bras tendus jusqu’à celle des pieds dominés par la tête ou la perpendiculaire céleste qui fait le centre.
Division ternaire : les os des…24, le Bassin ou le ventre 1, les côtes ou capacité de la poitrine 2, la tête 3, font trois parties qui ne peuvent être séparées sans détruire ; les 4 membres sont des adhérences de la partie végétative, ils forment un réceptable dont le Buste est le centre, leur Réunion répette le nombre septénaire qui dirige la Création.
du Vendredy 14 Janvier 177425
Ouverture des 4 portes du Temple et des 3 portes du Porche.
Les 3 cercles sensible, visuel, rationel, et ses 3 rapports.
Le septénaire de la Création et sa durée.
Le nombre binaire opposition de deux puissances.
Le nombre quinaire division du denaire.
Le quaternaire Bon opposé à la pensée et intellect mauvais.
Le mineur devient un intellect mauvais et pervertit ses semblables.
Le neuvaire, 3 essences, trois élémens, trois principes corporels.
Le neuvaire par la multiplication des trois mixtes.
Le neuvaire par le nombre senaire de facture, de création, et les trois essences créées.
Esprits supérieurs 10, majeurs 8, inférieurs 7, mineurs terrestres 3, ou d° supérieurs 10, majeurs 8, inférieurs 3, mineurs homme 4, ou tout a été fait par le senaire et est dirigé par le 7re.
La jonction de l’esprit majeur se fait à 7 ans.
Les hommes et la Religion ne punissent pas avant 7 ans.
Producteurs.
Véhicule inséré dans le Cahos développe le réactionné par la descente de l’Esprit agent supérieur, il n’y a point d’action sans réaction.
Explosion du Cahos par la retraite de l’agent majeur Divin.
Extension du Cahos, Bornes de la Création fixées par les Esprits de l’axe, ils entretiennent les bornes de la Création.
Elle sert de barrière à la mauvaise volonté des prs esprits pervers.
Ils y exercent leur malice et cherchent sans relâche à la dégrader.
Ternaire des trois feux de l’axe, de la terre et du Soleil.
Effets de ces trois feux actionnant les uns sur les autres.
Mercure passif et actif, souffre végétatif et actif, sel sensitif26.
du Lundy 17 Janvier 1774
Tous les êtres provenant du Créateur sont des temples. Il faut distinguer les différentes portes du temple.
Temple matériel, le plus petit atome de matière en est un, puisqu’il a son véhicule qui l’anime.
Temple spirituel des êtres qui actionnent et dirigent la Création temporelle sans être assujétis au tems, tel qu’étoit Adam dans son premier principe.
Temples spirituels temporels élevés visiblement sur cette surface pendant la durée des tems pour la Résurrection.
Les 7 principaux jours, celui d’Adam, d’Énoch, de Melchissédech, de Moyse, de Salomon, de Zorobabel et du Christ, types de délivrance et de résurrection.
Les autres, comme Noé, Abraham, etc., jour des types différens.
Le corps de l’homme est une loge ou un temple, qui est la répétition du Temple général, particulier et universel.
La maçonnerie consiste à élever des édifices sur leurs bases. Nous sommes donc des maçons spirituels.
La maçonnerie apocryphe dérivée de l’ordre appelle ses assemblées loges et nous temple. Ils se nomment maçons, et nous aujourd’hui, pour nous distinguer, nous nous disons Philosophes élus Coën.
Le Temple de Salomon sur lequel est fondée toute la maçonnerie tient parmi les sept principaux temples spirituels temporels, un rang remarquable par ses allusions infinies dans la Création universelle.
Rapports de la division ternaire : le porche où s’assemblait la multitude des lévites pour assister aux sacrifices, le Temple où s’assemblaient les Prêtres qui aidaient au Grand Prêtre dans ses fonctions, le Saint des Saints où le Grand Prêtre seul entrait pour faire ses travaux particuliers. – Rapports avec la partie terrestre, céleste et surcéleste de la Création, et avec le ventre, la poitrine ou siège de l’âme par le sang, et la tête de l’homme.
Les vêtements du G. P. étaient allégoriques à ses fonctions ou travaux particuliers. Il courait risque de mort s’il se présentait impur ou mal préparé dans le Saint des Saints ; il portait des sonnettes au bas de sa robbe, pour faire remarquer son inaction si elle étoit de trop longue durée ; il y entrait avec des cordons très longs traînant par derrière dont l’extrémité restoit dans le Temple, ils servoient aux prêtres qui ne pouvaient entrer dans le Saint des Saints pour retirer son corps en cas qu’il y eût succombé.
Les Prêtres de nos jours ont conservé ces cordons, l’étoile ou réceptacle, aube, mitre, etc.
Tous les temples spirituels ont été fondés sur sept Colonnes qui son allégoriques aux sept dons de l’Esprit accordés à l’homme dans son principe et dont la faculté d’action ne se peut développer en lui que par la jonction de la correspondance directe avec son quaternaire d’émanation divine.
Ces sept Colonnes étaient représentées dans le Temple de Salomon par le chandelier à 7 branches qui portoient sept étoilles ou lampes allumées et figuraient les 7 planètes qui sont les 7 colonnes de la Création universelle. Le G. P. transposoit ce chandelier suivant les différentes parties sur lesquelles il voulait opérer.
L’homme fut créé à 3 heures, nombre des essences spiritueuses qui ont coopéré à la formation des corps ; il prévariqua à 5 heures, nombre de la jonction de son quaternaire divin à la prétendue unité mauvaise, et fut incorporisé à 6 heures, nombre de la facture de l’Univers sur lequel il devoit commander, et fut chassé à 9, nombre de la matière dont il fut revêtu.
Trois mots puissans, Mor. Ya. In.27, par lesquels il devait opérer sa puissance, qui sont figurés par ces mots, loix, préceptes et commandemens, en vertu desquels il opère, dirigé par le Créateur, les trois actes de puissance qui étaient innés en lui sur le général, le particulier et l’Universelle, ou terrestre, céleste et surcéleste ; mais il voulut aussi contre le gré du Créateur opérer sur le divin, et il perdit l’usage de ses trois puissances. Elles lui ont été rendues par la Réconciliation ; mais ces trois facultés qui sont en lui restent sans action et sans vie, si elles ne sont réactionnées par la puissance quaternaire Divine que chacun doit travailler à obtenir.
Ces trois puissances, mots ou facultés sont figurées au Candidat dans ses premiers grades par les trois signes placés sur lui en ˄ sur le cœur, le côté droit et sur la tête ; la ligne perpendiculaire tracée du front à l’estomac représente la puissance Divine quaternaire qui fait le centre des trois autres et sans laquelle elles sont nulles.
Le Temple de Salomon fut construit (sur) la Montagne de Mont Mor.28, terre élevée au-dessus de tout sens qui correspond au Jardin d’Éden, ou paradis terrestre, dans lequel le premier homme fut créé29, il fut élevé sans aucun outil de métal pour figurer que la Création universelle était provenue de la seule volonté et puissance du Créateur, et que de matière rien qu’apparente, pour figurer encore que le corps de matière du premier homme ainsi que celui du Christ a été formé sans le secours d’aucune opération physique matérielle. Il fut bâti en six ans et dédié le 7e, pour figurer les six jours ou les six pensées divines qui ont opéré la facture de l’Univers, et la 7e qui est la bénédiction du Créateur de son ouvrage, la présentation qui lui en est faitte par le G. A. et l’incorporisation temporelle des agens majeurs émanés pour le maintenir et diriger sous la direction de l’Esprit majeur ou G. A.30.
Origines du Sabbat, nécessité de l’observer, manière de le faire, tous les jours et à toute heure en méritant la protection des 7 agens principaux31 et de leur chef 8e. Le 8re dirige le 7re, le 7re dirige et gouverne l’ouvrage de création senaire, de même le senaire sera détruit par la retraite du 7re, après quoi le 8re réintégrera tout ce qu’il a formé.
Les 7 sceaux du Livre de l’Apocalypse sur lequel est couché l’Agneau ou 8re qui seul en a la clef.
Dans le Temple de Salomon, il y avait quatre hiéroglyphes à un nombre chacun.
du Vendredi 21 Janvier 1774
À l’entrée du Temple de Salomon étaient deux colonnes égales de 18 coudées de haut. Celle de droite se nommait Jak.32, qui signifie il établira ; celle de gauche se nommait Bo.33, qui signifie confusion34 ; la première faisait allusion à l’incorporisation de l’homme dans son corps de nature, la seconde à celui de la femme. Elles étaient égales parce que l’être spirituel mineur de l’homme et de la femme ayant la même origine, la même émanation, ils sont égaux et ont le même acte à remplir. Elles se divisaient en trois parties, savoir : 10-4-4. Ce qui représente dans 10 la correspondance du mineur avec la Divinité, de la circonférence au centre ; dans 4, de la surface terrestre à la partie céleste, et par l’autre 4, de la partie céleste à celle surcéleste.
Le mot Jak., il établira, annonce, la puissance de commandement qui était réservée à l’homme dans son principe. Le mot Bo., confusion, exprime celle qui a résulté de la prévarication du premier homme qui fut une répétition de celle des premiers Esprits qu’il devait contenir, molester, et pouvait seul leur servir d’intellect bon, et par sa communication avec eux leur inspirer le repentir, et dès lors faire cesser le mal ; mais entraînant l’homme ils se sont privés de cette unique ressource.
L’homme malgré sa chute a toujours la même œuvre à remplir, pour laquelle il a été destiné, et doit par conséquent travailler à la Réconciliation, seul moyen de réacquérir ses trois puissances sur l’Ouest, Nord et Sud, qui figure le terrestre, céleste et surcéleste, et de se remettre en correspondance avec son quaternaire, molester sans cesse les esprits pervers en se refusant à leurs pièges, en détruisant sans cesse leurs projets médians, et enfin reprendre sur eux l’autorité qui leur était réservée, parce que si la miséricorde divine veut jamais opérer quelque Bien en leur faveur, ce sera par la seule communication de l’homme avec eux qu’ils pourront en concevoir le désir, puisque l’homme a été établi à cette fin et que les décrets immuables de Dieu doit avoir son accomplissement. L’homme qui leur livre sa volonté contrarie l’œuvre des desseins du Créateur et renonce autant qu’il est en lui à sa destination première ; par la jonction de volonté et d’action qu’il fait avec leur chef, il devient un avec luy et devient inférieur à luy et son sujet ; il est muni d’un intellect démoniaque pour séduire et pervertir ses semblables par son exemple, et se rend plus coupable qu’eux-mêmes et doit par conséquent s’attendre à un sort pire que le leur, puisqu’il renforce le parti qu’il a charge de détruire.
Le nombre de confusion de la seconde colonne est désigné par le rang binaire que tient la première lettre du mot Booz dans l’Alphabet hébraïque.
Ces deux colonnes avaient encore une autre application, celle du midi désignait l’âme de l’homme ou le mineur, celle du nord l’esprit Bon qui lui est donné pour le diriger ; si la partie du midi dans la Création universelle est celle où les esprits pervers sont plus spécialement relégués, celle du Nord doit être habitée par des êtres capables et chargés de les contenir, ce que l’Écriture Sainte donne souvent à entendre soit en parlant du Démon de Midy, soit en parlant de l’Esprit Saint qu’elle fait toujours venir du côté de l’Aquilon35.
Ces choses avaient été de même figurées par les deux colonnes, l’une de pierre ou de brique, qui avait été élevée dans la partie du Nord par la postérité de Seth, l’autre par celle de la terre qui avait été élevée dans la partie du midi par celle de Caïn. La première annonçait la force et la subtilité des œuvres spirituelles. Bonne, elle résista aux inondations du Déluge et fut conservée longtems après. L’autre annonçait la faiblesse et la corruption des œuvres de matière, ce qui était même désigné par le nombre de la confusion de ses proportions. Aussi fut-elle totalement détruite par les eaux du déluge.
Il était défendu aux enfans de Dieu de s’allier avec les enfants des hommes36. Cette défense ne doit point s’entendre matériellement. Les hommes de ce tems ne pouvant se multiplier que selon les loix physiques de la nature à laquelle ils étaient assujettis comme tous les autres animaux, devaient être libres de s’allier indistinctement avec les femmes des deux races ; mais il était défendu aux enfans de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui observaient les loix, préceptes et commandemens de Dieu, de s’allier avec des femmes qui les avaient oubliées ou les méprisaient, de crainte de se laisser pervertir et entraîner dans le même oubli par leur exemple.
Depuis Adam jusqu’au déluge on n’a compté que deux nations : celle des Enfans de Seth établis au Nord appelés Enfans de Dieu, parce que sa loi s’y était conservée, et celle de Kaïn appelée les Enfans des Hommes relégués au midy. Les deux nations par le lieu de leur demeure figuraient les esprits pervers relégués au midy de la Création et l’esprit bon dans la partie du Nord. On ne compte que deux nations venues d’Adam parce que Abel son second fils ne laissa point de postérité matérielle. Il n’est venu que pour opérer par sa mort la réconciliation de son père Adam et être le type de la Régénération universelle. Kaïn et sa postérité fait le type des esprits pervers premiers émanés de leurs chefs ; Seth et sa postérité fait le type des mineurs ou de l’homme second émané, mais devenu l’aîné dans l’ordre spirituel. Il faut remarquer que c’est dans cette postérité de Seth et d’Énos son fils, que se sont passés tous les types spirituels survenus parmi les hommes pour leur instruction jusqu’à Noë.
Dans l’origine on voit Adam père temporel de toute sa postérité, faisant le type du Créateur, Abel faisant celui du Régénérateur, et Seth celui de l’Esprit qui instruit et dirige.
Quoique tous les hommes aient la même œuvre de molestation à remplir, il ne s’ensuit pas une nécessité absolue pour l’accomplissement des décrets du Créateur et le bien de la Création que tous la remplissent, un petit nombre ou un seul même peut luy suffire, ce qui est prouvé en plusieurs endroits de l’écriture, où pour sauver une partie considérable, il se contente de trouver dix Justes et même un.
La postérité des hommes est sauvée par Noë, trouvé seul juste aux yeux du Créateur. Noë à l’événement du déluge, âgé de 600 ans, fait le type du Créateur, flottant sur les eaux et conservant dans l’arche le germe de toutes les reproductions animales. Les dimensions de l’arche ont encore un rapport sensible avec la Création universelle, ce qui rappelle les trois essences spiritueuses dont sont provenues toutes les formes corporelles. Par ses dimensions de longueur – 300 coudées –, de largeur – 50 –, de hauteur – 30 –, on y reconnaît le nombre de la Création, et par le produit total, celui de confusion provenant de deux puissances en contradiction pour la soutenir d’une part et la délivrer de l’autre.
Par 5 le nombre qui en a occasionné la construction.
Le Temple de Salomon avait 60 coudées de long, 20 de large et 30 de haut.
L’arche avait 20 coudées de long, de large et de haut37.
Le Temple avait 40 coudées de long38 et 20 de large.
Devant le Temple, un vestibule de 20 coudées de long sur 20 de large.
Mêmes rapports dans les dimensions du Temple de Salomon, large de 20, long de 60, haut de 30, divisé en trois étages ou parties distinctes, le porche, le Temple, le Sanctuaire dans lequel était le Saint des Saints, lequel annonce la correspondance de l’immensité divine avec la terre figurée par le porche par le moyen du céleste et…39.
Depuis Noë, il y a eu 3 nations, sav. Cam, Sem et Japhet. Cam l’aîné, relégué dans la partie du midy, représente le type de Kaïn et des premiers esprits émanés prévaricateurs. Sem, père de la postérité des Israélites par Abraham, fait le type de celle de Seth. Japhet est le père de la troisième nation qui est celle des Gentils chez qui la lumière a été transportée par le mépris qu’en ont fait les Hébreux descendans de Sem en punition de leur abandon de la loi divine, et les Chrétiens d’aujourd’huy ou les Gentils provenus de Japhet sont devenus, par la pure miséricorde du Créateur, les aînés dans l’ordre de la Grâce des descendans de Sem ; mais comme ces descendans de Sem ont été le peuple choisi par le Créateur pour y manifester ses merveilles et sa gloire et que ses décrets doivent toujours s’accomplir, ils rentreront à la fin des tems dans leurs droits, et, par une réconciliation entière, ils redeviendront les aînés des Gentils, qui, par l’abus de leurs lumières, connaissances et secours, mériteront d’en être privés à leur tour, ce qui commence déjà dans le Siècle présent à se manifester.
Les Égyptiens provenus de Cam figurent avec leur Roy dans tout ce qui est raconté à leur sujet dans les Saintes Écritures, les Esprits pervers démoniaques et leur chef. La terre d’Égypte figure la partie de la Création où ils sont relégués pour opérer leurs volontés mauvaises, ce qui aide à expliquer bien des passages.
Privés de toute lumière céleste, leurs yeux obscurcis par la nuée ténébreuse qui leur cache la colonne de feu qui éclaire les justes, ils suivent en aveugles la route qui est frayée devant eux, ils sont engloutis sous les eaux, et le même passage qui a mis les Israélites en sûreté précipite leurs ennemis dans les abîmes. Les divers campemens qu’ils font dans le désert après ce passage semblent annoncer les travaux pénibles du mineur dans le cercle sensible. La loi qu’il reçoit au bas du Sinaï n’annoncerait-elle point son retour à sa puissance première dans le cercle visuel, et enfin l’entrée des Israélites dans la Terre promise l’entrée du mineur dans le lieu de la Réintégration spirituel ou l’exercice entier de sa puissance dans le cercle rationnel40.
- 1. Publié dans « La France Antimaçonnique », 23 avril, 21 mai, 25 mai et 9 juillet 1914, sous la signature de « Le Sphinx ». ↑
- 2. Il s’agissait, dans la pensée du fondateur, d’un véritable ministère sacerdotal, car le mot Cohen, en hébreu, signifie prêtre ; ce serait donc, en quelque sorte, un essai de restauration du sacerdoce judaïque dans la Maçonnerie intérieure. ↑
- 3. Nous ne pouvons, quant à nous, trouver que cette appellation soit juste ; elle ne le serait que si le système des Élus Coëns traduisait seulement des idées personnelles à Martinès, ce qui n’est pas, d’après la suite même de notre citation ; mais l’auteur avait des raisons particulières de faire preuve de bienveillance à l’égard de Matter. ↑
- 4. Ceci caractérise nettement l’opposition, déjà signalée par nous, entre la voie des « mystiques » et celle des « initiés ». ↑
- 5. Nous signalons tout particulièrement ce passage à ceux qui prétendent, par exemple, que « l’introduction des Loges Martinistes en Russie date de saint Martin (sic) lui-même ». Nous les renverrons également à la Notice historique sur le Martinésisme et le Martinisme, du même auteur, pp. 175-192. Il n’y a jamais eu de « Loges Martinistes » que dans l’imagination des occultistes contemporains. ↑
- 6. Ce qui ne veut pas dire, nous y insistons, qu’il s’agisse d’une œuvre personnelle, puisqu’elle était au contraire « basée sur un ensemble d’enseignements traditionnels très précis ». ↑
- 7. Il manque à cette collection le Catéchisme du septième et dernier grade, celui de Rose-Croix, qui, d’ailleurs, était en réalité le dixième, en comptant les « grades du porche », c’est-à-dire les trois grades symboliques ordinaires, précédant nécessairement tous les autres. ↑
- 8. Notice historique sur le Martinésisme et le Martinisme, p. 33, note 2. ↑
- 9. Ibid., pp. 41-42. ↑
- 10. Ibid., pp. 175-176. ↑
- 11. Ibid., pp. 177-178, note. ↑
- 12. Note de l’Éditeur : La 6e Instruction n’a jamais été publiée, par suite de la cessation de La France antimaçonnique. ↑
- 13. Cette première instruction est la seule qui ne porte pas de date dans le manuscrit ; comme on le verra plus loin, elle est du 7 janvier 1774. ↑
- 14. Il s’agit donc essentiellement, dans ces instructions, du « plan du Grand Architecte de l’Univers », réalisé par la Création. – Cependant, on verra dans la suite que les deux expressions de « Créateur » et de « Grand Architecte » ne sont pas synonymes. ↑
- 15. Le manuscrit porte le mot « forme » ajouté au-dessus de « complète ». ↑
- 16. Cette note contient, sous forme de sommaire, la suite de la première instruction, qui ne paraît pas avoir été entièrement rédigée. – Nous pensons que l’expression « assemblée générale » doit s’entendre d’une réunion commune à tous les grades. ↑
- 17. Nous attirons l’attention sur le rôle qui est attribué ici au sang : c’est l’indication d’une théorie d’origine essentiellement judaïque. ↑
- 18. Cette date, indiquée dans le manuscrit, est certainement erronée ; en la comparant aux autres, il est facile de voir que la date véritable est celle du 10 janvier. – Il y avait deux réunions chaque semaine, le lundi et le vendredi. ↑
- 19. Le manuscrit porte le mot « dirige » ajouté au-dessus de « domine ». ↑
- 20. Ici encore, nous n’avons qu’une sorte de sommaire, dont les indications trop brèves ne sont pas toujours parfaitement compréhensibles. ↑
- 21. Ici, il est fait une distinction entre le « Créateur » et le « Grand Architecte », mais la façon dont elle est exprimée est plutôt obscure ; ce point nécessiterait donc une étude plus approfondie. ↑
- 22. Il est assez curieux de remarquer que le mot agens peut, par anagramme, se lire anges. ↑
- 23. Dans le manuscrit, il y a ici un mot laissé en blanc. ↑
- 24. Comme on a déjà pu le remarquer, le langage alchimique est employé ici de temps à autre, mais non d’une façon constante comme dans les Rites proprement hermétiques ; la première place est réservée au symbolisme des nombres et à leur interprétation kabbalistique. ↑
- 25. La signification symbolique qui est donnée ici au mont Moriah rappelle remarquablement celle du Mérou hindou. ↑
- 26. Le premier de ces trois mots est Moriah (voir plus loin) ; le second est vraisemblablement Jéhovah, mais nous ne savons avec quelle orthographe ; le troisième doit être Inri. ↑
- 27. Moriah, que Martinès, dans son Traité de la Réintégration des Êtres, écrit Morlja : « Ce mot, dit-il (p. 216), se divise en deux parties : la première, mor, signifie destruction des formes corporelles apparentes, et ija signifie vision du Créateur. » ↑
- 28. Jakin. ↑
- 29. Boaz ou Booz. ↑
- 30. Nous ne savons d’où peut venir cette interprétation, car la signification littérale de ce mot est « dans la force ». ↑
- 31. Le manuscrit porte ici trois « etc. », suivis de la mention : « Notes à revoir ». ↑
- 32. D’ordinaire, la correspondance indiquée dans le symbolisme maçonnique est tout autre, le Nord étant au contraire désigné comme la région ténébreuse, et le Midi comme la région éclairée. ↑
- 33. Sans le porche ou vestibule. ↑
- 34. Sans doute « du surcéleste » ; cette fin de phrase est laissée en blanc dans le manuscrit. ↑
- 35. En face du commencement de ce paragraphe, le manuscrit porte une croix en marge. ↑
- 36. Ces dimensions sont évidemment fausses, et d’ailleurs en contradiction avec ce qui précède. ↑
- 37. Ces dimensions sont évidemment fausses, et d’ailleurs en contradiction avec ce qui précède. ↑
- 38. Sans le porche ou vestibule. ↑
- 39. Sans doute « du surcéleste » ; cette fin de phrase est laissée en blanc dans le manuscrit. ↑
- 40. Le manuscrit porte ici trois « etc. », suivis de la mention : « Notes à revoir ». ↑