Décembre 1945
– Le Speculative Mason (numéro de juillet 1940) contient un article sur le premier tracing board (tableau de la Loge d’Apprentis) considéré comme image du Cosmos, une assez bonne analyse de la Bhagavad-Gîtâ, peut-être un peu influencée par des préoccupations d’« actualité », et une étude sur Lady Godiva, légende médiévale anglo-saxonne qui paraît avoir ses racines dans des traditions préchrétiennes. – Le numéro d’octobre contient un historique de la construction de l’abbaye de Saint-Alban, en relation avec certaines légendes de la Maçonnerie opérative, et une étude sur Mary Ann Atwood, auteur de l’ouvrage anonyme intitulé A suggestive Inquiry into the Hermetic Mystery, continuée dans le numéro de janvier 1941.
– Dans le numéro d’avril 1941, nous signalerons un résumé des anciennes traditions concernant l’Atlantide et des constatations géologiques qui semblent de nature à les confirmer, et une étude sur les rapports de la Kabbale et de la Maçonnerie, poursuivie dans les numéros de juillet et d’octobre. Cette dernière étude contient un grand nombre d’indications curieuses, mais certains points en sont assez contestables, et tous les rapprochements mentionnés ne sont pas également probants, ni toutes les sources citées également valables ; il ne faut, pensons-nous, envisager une influence réelle et plus ou moins directe de la Kabbale que dans les cas où il s’agit de détails très précis, et non pas seulement de similitudes qui peuvent exister normalement entre toutes les traditions initiatiques, et il convient de remarquer en outre que la science des nombres est fort loin d’être propre à la seule Kabbale hébraïque. – Dans le numéro de juillet, une étude historique sur le développement du grade de Compagnon dans les premiers temps de la Maçonnerie spéculative, continuée dans le numéro d’octobre, un article sur le symbolisme du centre, envisagé plus particulièrement dans ses connexions, telles que les établissent les rituels opératifs, avec l’Étoile polaire, le fil à plomb et le swastika, et enfin une note sur les tokens des anciennes corporations. – Dans le numéro d’octobre, une bonne critique des historiens maçonniques qui veulent s’en tenir exclusivement à la méthode soi-disant « scientifique » (et surtout profane, dirions-nous) n’admettant aucune « évidence » d’un autre ordre que celle des seuls documents écrits ; dans ce même numéro et dans les suivants (janvier, avril, juillet et octobre 1942), une étude très détaillée sur le symbolisme rituélique de l’initiation au grade d’Apprenti. – Le numéro de janvier 1942 contient la traduction de notre article sur Mythes, mystères et symboles, ainsi que celle de l’article de Marius Lepage sur L’Épée flamboyante, paru précédemment dans le Symbolisme et que nous avons déjà mentionné en son temps. – Dans le numéro d’avril, un article sur le personnage énigmatique désigné sous le nom de Naymus Grecus dans certaines copies des Old Charges (anciens manuscrits opératifs), comme ayant introduit la Maçonnerie en France à l’époque de Charles Martel, et sur une hypothèse essayant de l’identifier avec Anthemius de Tralles, l’architecte de Sainte-Sophie de Constantinople. Signalons aussi, dans ce numéro et dans celui de juillet, une étude assez brève, mais intéressante, sur Pythagore et les anciens Mystères, au cours de laquelle est naturellement rappelé le Peter Gower des Old Charges, ainsi que la confusion connexe des « Phéniciens » avec les « Vénitiens ». – Dans le numéro de juillet, une note sur quelques vestiges des anciens Mystères qui se sont conservés jusqu’à nos jours, d’une façon assez inattendue, dans le Théâtre des marionnettes (ce qui est un exemple de ce que nous avons dit des origines réelles du « folklore »), et un article sur les titres chevaleresques usités dans la « Rose-Croix de Heredom », et plus particulièrement sur la signification de celui de Via Determinata adopté par l’auteur.
– Dans le numéro d’Octobre, outre la suite de ce dernier article, une étude sur la signification des « coups » rituéliques des différents degrés (constituant ce qui est appelé la « batterie » dans la Maçonnerie française), et une note sur le « crampon » (clamp ou cramp, appelé aussi lewis), instrument employé pour élever les pierres depuis le sol jusqu’à la place qu’elles doivent occuper dans la construction, et qui appartient plus spécialement au symbolisme de la Mark Masonry.
Декабрь 1945 г.
(перевод на русский язык отсутствует)