Avril 1937
– Nous avons récemment fait allusion au sceau des États-Unis, relevant à la fois l’étrangeté de son symbolisme et le parti que veulent en tirer certaines organisations ; ce que nous disions alors se trouve encore confirmé, bien involontairement sans doute, sous ce double rapport, par un article sur ce sujet publié dans le Rosicrucian Magazine (numéro de février) ; laissant de côté certains calculs plus ou moins fantaisistes, nous noterons seulement à ce propos, en ce qui concerne le sceau lui-même, que, outre les treize assises de la pyramide tronquée dont nous avons parlé, le nombre 13 y reparaît dans une multitude d’autres détails avec une insistance véritablement extraordinaire…
– Dans le Speculative Mason (numéro de janvier), un article est consacré à la signification de la fonction du 2e Surveillant, mais s’en tient malheureusement à des considérations surtout esthétiques et morales, d’un caractère assez superficiel. – Dans un autre article, nous trouvons un bon exemple de la confusion que nous signalions dernièrement entre les rites et les cérémonies ; l’intention de l’auteur est d’ailleurs nettement favorable aux rites, contrairement à ce qui arrive le plus souvent en pareil cas ; mais les cérémonies, y compris celles qui sont le plus purement profanes, bénéficient bien injustement de la confusion !
– Dans le Symbolisme (numéro de février), Oswald Wirth parle de la Loi de Création de Wronski, à propos du volume dont nous avons rendu compte il y a quelque temps ; mais, ne lui en déplaise, les « concepts » des anciens constructeurs, qui d’ailleurs n’« imaginèrent » rien, étaient réellement beaucoup plus « transcendants » que toutes les « abstractions » des philosophes, qui ne sont que spéculations dans le vide, et qui nous paraissent peut-être encore plus rebutantes qu’à lui. – Albert Lantoine signale très justement les inconvénients de l’organisation d’une Justice Maçonnique calquée sur le modèle des codes profanes ; seulement, pourquoi dire à ce propos que « les petites institutions tendent à imiter la grande institution », alors que c’est au contraire l’organisation de la société profane qui devrait normalement apparaître comme une bien petite chose vis-à-vis de ce qui appartient à l’ordre initiatique ? – G. Persigout étudie Le Problème alchimique de la Transmutation morale ; il y a là une équivoque, car, comme nous l’avons dit souvent, si vraiment il ne s’agissait que de « morale », il serait bien inutile de recourir à un symbolisme quelconque, alchimique ou autre ; d’autre part, en acceptant les vues des historiens profanes, on est parfois entraîné, ne serait-ce que sur le sens d’expressions comme celle d’« art sacerdotal » par exemple, à de bien curieuses méprises…
Апрель 1937 г.
(перевод на русский язык отсутствует)