Décembre 1936
– Dans les Archives de Trans (numéro d’août-septembre), M. J. Barles, continuant les études sur Le schisme maçonnique anglais de 1717 dont nous avons déjà parlé, complète les indications qu’il avait données précédemment sur la biographie de Desaguliers. D’autre part, il publie un document qui, pense-t-il, est de nature à permettre de résoudre affirmativement la question controversée de l’initiation maçonnique de Napoléon 1er : c’est le procès-verbal d’une cérémonie qui eut lieu à la Loge d’Alexandrie (Italie) en 1805, et, effectivement, Napoléon y est qualifié de Maçon à plusieurs reprises ; mais nous connaissions déjà divers autres documents du même genre, et nous savons qu’ils ne suffisent point à convaincre certains historiens… – Dans le numéro d’octobre, M. Barles, reproduisant notre précédent compte-rendu, soulève sur deux points des objections auxquelles nous devons apporter une réponse. D’abord, il est bien exact que de nombreux protestants français étaient réfugiés à Londres au début du XVIIIe siècle, mais, à l’exception de Desaguliers, rien n’indique qu’ils aient jamais été Maçons, et on ne voit pas en quoi la présence de milliers de profanes, quelle que soit d’ailleurs leur situation sociale, pourrait influer directement sur des événements qui relèvent proprement du domaine initiatique. Ensuite, en ce qui concerne l’incendie des archives de la Loge de Saint-Paul, il est vraisemblable que la responsabilité n’en doive pas être attribuée à Payne, ni peut-être même à Desaguliers ; mais est-il bien sûr qu’on puisse en dire autant d’Anderson, personnage beaucoup plus sujet à caution à bien des points de vue ?
– Dans le Speculative Mason (numéro d’octobre), la suite de l’étude intitulée Preparation for death of a Master Mason indique comme seconde source de connaissance le « Livre de la Nature », considéré comme symbolisant les réalités de l’ordre spirituel, avec des exemples empruntés au rituel. – Une notice historique est consacrée aux Hammermen d’Écosse, corporation qui comprenait tous les métiers ayant le marteau pour outil principal. – Notons également la fin de l’article déjà signalé sur la Mark Masonry montrant que celle-ci n’est pas, comme on l’a souvent prétendu, un simple développement du grade de Compagnon ; et celle des « réflexions sur les Landmarks », dont l’auteur semble ne pas se rendre compte que ce qui est susceptible de modification ne saurait par là même être compté comme Landmark, ni que l’admission des femmes est interdite par le caractère même de l’initiation maçonnique, ou encore que l’existence des hauts grades n’a pas à être autorisée par des Landmarks qui concernent exclusivement la Maçonnerie symbolique, et qui par conséquent ne peuvent que les ignorer.
– Dans le Symbolisme (numéro d’octobre), Oswald Wirth intitule son article Soyons humains, ce qui, dans sa pensée, veut dire qu’il ne faut être que cela ; mais, de ce qu’il y a des « problèmes insolubles » pour lui, a-t-il le droit de conclure qu’ils le soient également pour tous ? Quant à son « adaptation » de la Trinité chrétienne au « Dieu-humanité », comment ne voit-il pas que des choses de ce genre ne se prêtent que trop facilement à être exploitées par certains adversaires ? – « Diogène Gondeau » essaie de parler de La Râja-Yoga, qu’il ne connaît, hélas ! qu’à travers certaines élucubrations théosophistes, ainsi que le titre même suffirait d’ailleurs à le montrer. – Sur Les Mystères et les épreuves souterraines, G. Persigout expose des considérations qui ne sont pas sans intérêt, mais qui, par leur caractère trop « mêlé », pourraient donner lieu de nouveau aux mêmes critiques que nous avons déjà formulées à propos de ses précédentes études.
Декабрь 1936 г.
(перевод на русский язык отсутствует)