Décembre 1935
– Dans le Speculative Mason (numéro d’octobre), la suite de l’étude sur les Culdees conduit à l’examen de leurs rapports avec le Saint Graal, en tant qu’ils forment un lien entre les deux traditions druidique et chrétienne, et plus spécialement pour avoir conservé le symbolisme du « chaudron » ou vaisseau sacré des Druides, et aussi avec la Maçonnerie, soit comme constructeurs au sens littéral du mot, soit par certaines particularités de leur rituel, et par les allusions qui y sont faites à une cérémonie de « mort et résurrection » comparable à ce qu’on trouve également dans les mystères antiques. Un autre article reproduit, avec quelques commentaires, un document maçonnique publié en 1730, et qui paraît se rapporter à la Maçonnerie opérative telle qu’elle était pratiquée vers le début du XVIIIe siècle.
– Dans le Grand Lodge Bulletin d’Iowa (numéro de septembre), une étude est consacrée aux débuts de la Grande Loge d’Angleterre, et montre l’obscurité dont leur histoire est entourée : bien que la Grande Loge ait été organisée en 1717, ses procès-verbaux ne commencent qu’à la réunion du 24 juin 1723 ; dans les Constitutions de cette même année 1723, il n’est rien dit de son organisation, et c’est seulement dans l’édition de 1738 qu’Anderson ajouta une histoire de ses premières années, qui, au surplus, diffère sur beaucoup de points de ce qu’on en connaît par ailleurs ; n’y aurait-il pas eu quelques bonnes raisons pour envelopper ainsi de mystère le passage de la Maçonnerie opérative à la Maçonnerie spéculative ?
– Dans le Symbolisme (numéro d’octobre), Armand Bédarride traite de La Mort du Compagnon ; il s’agit de la « seconde mort » initiatique, mais envisagée d’une façon plutôt superficielle, comme si elle était simplement une « métamorphose psychologique à opérer dans la pratique de la vie », ce qui est assurément une notion fort insuffisante. Signalons aussi une étude de R. Salgues sur L’Étoile Flamboyante, canon de l’esthétique, qui est inspirée surtout des travaux de M. Matila Ghyka sur le Nombre d’or.
Декабрь 1935 г.
(перевод на русский язык отсутствует)