Le Caire, 29 mars 1950
Chère Madame,
Voilà déjà longtemps que j’ai reçu votre lettre, et je m’excuse de n’avoir pas pu y répondre plus tôt ; j’ai toujours tant de choses à faire que j’arrive de plus en plus difficilement à tenir ma correspondance à peu près à jour… Je vous remercie tout d’abord de vos bons vœux ; c’est à peine si j’ose encore vous adresser les miens, tellement ils seront peu de saison maintenant !
Je comprends bien que vous ayez été quelque peu découragée au sujet des Chevaliers du Paraclet ; vous n’êtes d’ailleurs pas la seule à avoir rencontré cet obstacle dont vous parlez, et d’autres aussi ont dû finalement y renoncer.
Bien entendu, M. Clavelle n’y est absolument pour rien, et même, au fond, je crois que ce n’est la faute de personne, mais plutôt seulement celle des circonstances défavorables ; il m’écrivait dernièrement que, à son avis, on peut à peine dire que cela représente encore une possibilité initiatique. C’est assurément bien regrettable, mais malheureusement je ne vois pas du tout ce qu’on pourrait faire pour remédier à cette situation […]
René Guénon
Каир, 29 марта 1950 г.
(перевод на русский язык отсутствует)