Le Caire, 22 novembre 1950
Cher Monsieur,
Le premier numéro de votre revue
1 m’est arrivé peu après que je vous ai écrit ; je trouve qu’en somme, dans l’ensemble, c’est très bien pour un début, en particulier vos notes sur la fresque, car, comme je vous le disais, je pense qu’il est tout à fait essentiel d’insister sur le côté « métier », et aussi, bien entendu, les articles de R. Pouyaud, à qui je trouve seulement toujours un peu trop de partialité contre le gothique ; d’autre part, la comparaison entre la peinture et la musique, au point de vue rythmique, est vraiment très curieuse. J’ai fait tout de suite un compte rendu, et vous verrez que j’ai préféré passer sous silence les quelques points qui auraient pu donner lieu à des objections ; en cela, je veux parler surtout de l’article de Dom Angelico Surchamp, qui ne m’a guère satisfait car il exprime une vue vraiment bien étroite du symbolisme ; qu’il y ait lieu de tenir compte de la théologie, je crois bien que tout le monde doit être d’accord là-dessus, mais ce n’est pas tout, et cela n’empêche pas d’y mettre aussi bien d’autres choses qui dépassent ce domaine, comme on le faisait constamment au moyen-âge ; seulement, les exotéristes exclusifs ne voient rien de tout cela […].
René Guénon
——————————[1] Sur le Métier [N.d.É]
Каир, 22 ноября 1950 г.
(перевод на русский язык отсутствует)