Le Caire, 22 octobre 1936
[…] Il est vraiment difficile, en effet, de savoir d’une façon tout à fait sûre qu’il ne subsiste plus rien du tout du coté occidental, puisque s’il y a quelque chose, cela est si fermé et si bien caché, et que d’ailleurs, à vrai dire, cela l’a même été toujours (et non pas seulement maintenant) plus que partout ailleurs. Quant au « retrait » dont vous parlez et à ses conséquences, je me rappelle que Charbonneau-Lassay m’avait raconté un jour que, envisageant précisément des éventualités de ce genre en parlant avec un prêtre (je suppose maintenant que ce doit être celui par qui il a connu l’« Estoile Internelle », il lui disait qu’il se demandait comment cela pourrait se concilier avec la promesse que l’Église devait durer « jusqu’à la fin du siècle », à quoi ce prêtre avait répondu : « l’Église chrétienne n’est pas forcément la même chose que l’Église romaine ». Je ne peux pas garantir les termes exactes de la réponse, mais, en tout cas, le sens était bien celui-là ; il admettait donc que, même en pareil cas, toute possibilité ne se trouverait donc pas encore définitivement fermée, ce qui reviendrait, en somme, à supposer qu’il doit exister dans le Christianisme quelque chose qui est capable de garder l’influence spirituelle indépendamment de Rome ; mais cela se rapporte-t-il aux Églises orthodoxes orientales ou à quelque chose d’autre dans le Catholicisme latin lui-même ? Voilà ce que je serais bien embarrassé de dire, en l’absence de toute autre précision…
Каир, 5 ноября 1936 г.
(перевод на русский язык отсутствует)