Le Caire, 24 octobre 1935
[…] Ce ne sont pas les Cadriyah [?] qui sont puissants au Soudan, mais les Idrissiyah ; il n’y a pas de Wahabites [?] en Égypte, où d’ailleurs ils seraient plutôt mal vus (dans certains endroits, les paysans n’ont pas de pire injure à dire à quelqu’un que de le traiter de « wahabite », sans, du reste, savoir trop bien ce que c’est) et d’ailleurs les Wahabites sont les adversaires déclarés de toute organisation ésotérique sans exception ; les Sanoursiyah [?] n’ont plus de centre en Tripolitaine et pour cause, depuis que les Italiens ont tout détruit et tout massacré…
[…] Il n’y a plus de Musulman « aujourd’hui » à la Chambre des Lords, puisque c’était Lord Headdley et qu’il est mort il y a quelques mois ; d’autre part, [?] El-Ulema ne veut pas dire « Sage des Sages », mais simplement « Chef des Ulema », c’est-à-dire des docteurs de la Shariyah ; il y a une grande différence entre ûlem « savant » ( ulema au pluriel) et Hakîm , « sage » ; en somme, il s’agit d’un titre équivalent à celui de sheikh El-Islam dans d’autres pays (d’ailleurs on dit « allâma », qui est un superlatif d’ âlam ) et l’autorité de celui qui le porte ne s’étend pas au-delà des frontières de la Yougoslavie.
Каир, 26 октября 1935 г.
(перевод на русский язык отсутствует)