Le Caire, 13 octobre 1935
[…] V. Lov., me propose de faire ensuite un travail sur l’iconographie byzantine ; vous verrez là une partie des choses dont il m’a parlé au sujet du Mont Athos. Pour le reste de celles-ci, il s’agit d’une formule appelée « prière de l’intelligence » ou « prière du cœur », qui doit être prononcée d’une façon spéciale, réglée sur la respiration ; il parait que cette pratique demande un entraînement qui ne peut être fait que sous la direction d’un maître ; j’avais déjà entendu dire que quelque chose de ce genre existait dans certains monastères russes. Mais ce qui est peut-être le plus intéressant, c’est l’histoire des 7 ascètes mystérieux qui forment une sorte de centre spirituel très caché ; il paraît que ce n’est pas là une chose du passé, car un des moines qu’il a vu, lui a affirmé avoir rencontré l’un d’eux ; on dit que, quand un meurt, un des anachorètes (non pas un des moines ordinaires qui vivent dans les couvents) est appelé à le remplacer ; il semble d’ailleurs que la plupart des moines n’aient aucune communication consciente avec eux, de sorte que, si vraiment il s’agit d’une organisation initiatique, elle doit être en tout cas très fermée et limitée à un très petit nombre. Il y a dans tout cela bien des choses assez énigmatiques ; naturellement, le séjour assez court qu’il y a fait n’a pas été suffisant pour se rendre compte plus exactement de ce qu’il en est.
Каир, 17 октября 1935 г.
(перевод на русский язык отсутствует)